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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:31

Chers lecteurs,


J'aimerai vous faire part de mes impression sur la parution du nouvel album de KOKIA : REAL WORLD, sorti le 31/03/2010 en simultané au Japon et en France.

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Eh oui, car la dame consacre une partie essentielle de sa carrière aux verts pâturages français, y multipliant notamment les tournées. Et d’ailleurs, elle reviendra sans doute en Europe prochainement, pour le plus grand plaisir de ses fans.

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Cet album, produit par JVC, bénéficie d’ailleurs d’un packaging superbe en édition française. Nous avons droit à un digipack agrémenté d’un livret aux paroles en rōmaji, mais également d’un second livret avec traductions en anglais et français !

Quatorze titres sont présents sur cet album aux sonorités souhaitées et annoncées comme étant arabisantes par la chanteuse. Voici mes premières impressions en direct live de la première écoute, morceau par morceau.


  •  Commençons par le commencement, Birth est une jolie chanson d’introduction de 3:42. Une ballade agréable et bien arrangée sur laquelle KOKIA pose une voix tantôt claire, tantôt puissante, tout en restant très douce. Ça ne casse pas des briques et il y a un côté très « chanteuse à voix » un peu déplaisant, mais bon, c’est joli et court.



  • Avec Road to Glory~for Dragon Nest, les choses sérieuses commencent. Il s’agit d’un titre produit par Masumi Itō, qui s’était déjà chargée des meilleures compositions récentes de KOKIA, à savoir les titres Karma et Transparent, issus de l’OST de l’anime Phantom ~Requiem for the Phantom~ ainsi que les morceaux issus de 咲夜琉命~SAKIYA=RUMEI ArTonelicoIII hymmnos concert side.蒼~, dont je reparlerai ultérieurement. Cette chanson, de 5:18, fleure bon l’épique et l’orient dès les premières secondes. L’arrivée du refrain tout particulièrement nous emporte avec une montée en puissance musicale des plus appréciables. KOKIA y multiplie les effets vocaux, tout en gardant une voix très doute qui ne force jamais. Ce titre est par ailleurs utilisée pour le jeu vidéo Dragon Nest.



  • U-CHA-CHA, chanson douce et légère qui commence comme en écho et très épurée dans un premier temps au niveau des instruments, d’une durée de 4:42, nous renvoie à certains titres de KOKIA comme le très bon Song of Pocchong ~ Shizuku No Uta (albums The Voice et Fairy Dance ~KOKIA Meets Ireland~). Le refrain, un peu plus classique mais néanmoins vraiment beau, nous rappelle avec plaisir l’album Trip Trip, premier grand succès de la chanteuse. Un côté « musique traditionnelle » reste omniprésent durant toute la chanson. En bref, c’est doux, c’est reposant et le voyage est là.



  • Et maintenant, attaquons REAL WORLD, chanson éponyme de l’album. Les premières secondes de ce titre d’une durée de 4:19 sont assez déstabilisantes, et on se demande à quelle horreur on a affaire. Heureusement, la musique se lance et l’on se rend compte qu’il s’agit en vérité d’un titre pop assez entrainant et agréable, avec des airs des anciens bons titres pop de la chanteuse ayant établi son succès. Ce n’est pas du tout ce que je préfère, mais ça reste largement écoutable.



  • Nous arrivons à la cinquième piste de cet album, Saishuu Jôei (最終上映), d’une durée de 4:45. Elle commence avec des sons assez étranges et éparpillés, nous rappelant une nature lointaine, une boîte à musique que l’on remonte et qui dégage une mélodie mélancolique, et puis tout se mêle et la chanteuse prend la parole sur un « Welcome to the magic world ». Et on entre effectivement dans un monde étrange avec cette excellente composition rythmée qui donne envie de danser. Un refrain enchanteur, une superposition de bruits et d’effets  tirés de notre quotidien pouvant provoquer l’étonnement de l’auditeur. J’adore, vraiment.



  • Et là, c’est le drame. Nous arrivons à Love is Us, Love is Earth, une ballade mièvre de 5:21 comme KOKIA en a déjà composé des dizaines. Alors oui, la chanteuse sait placer sa voix sur ce type de compositions, de manière à la mettre en valeur, et ce n’est pas « laid », juste dégoulinant. Du genre que j’écoute une fois pour me faire un avis, puis que je m’empresse d’ôter de ma playlist.



  • Heureusement, à ce point de l’album vient se greffer la seconde production de Masumi Itō, Dugong no Sora (ジュゴンの空) d’une durée de 7:19. Une autre ballade mais ce coup-ci nettement plus originale dans sa mélodie, sa construction. Une musique véritablement enchanteresse, aux doux accents de rêve éveillé, avec des passages d’une indescriptible douceur et beauté.



  • Avec Kodoku na Ikimono (孤独な生きもの), d’une durée de 5:20, KOKIA signe une nouvelle ballade pop sans grand intérêt. Certains passages sont plutôt jolis, et on a même droit à un accordéon synthétisé en prime. Mais voilà, ça reste très « classique ».



  • Et c’est la même chose pour single mother, 6:21, la 9ème piste de l’album, qui ne restera pas dans les anales. Mais le pire est encore à venir.



  • Kimi o Sagashite (君をさがして). Et là c’est le vrai drame. Un titre absolument inintéressant, mièvre, chiant, plat, qui dure tout de même 5:18. Bouarf, je ne tiens pas le coup et je passe à la suivante.



  • Un feu crépitant, une flûte à la mélodie mélancolique, une guitare folk interprétant quelques notes, voilà comment débute Oto no Tabibito (音の旅人). Un son de tambour, des harmonisations et la voix claire et douce de KOKIA se posent. Un dédoublement de voix, une musique gagnant en profondeur suivent. Et puis la mélodie, sublime, angélique, on se croit emporter par un rêve, un rêve qui aurait débuté au coin d’un feu de camp. Certains passages touchent le sublime à en pleurer. Et là on dit : Merci Masumi Itō pour cet enchantement d’une durée de 5:04. Continuez à produire les chansons de KOKIA !



  • Mais passons à la piste n°12 : Watashi ga mita mono (私が見たもの). Une ballade d’une durée de 5:27 à propos de laquelle j’effectuerai le même constat que sur bien des titres de ce genre à savoir : Pas laid, avec une montée en puissance instrumentale plutôt appréciable et sympathique, mais ni transcendant ni original pour autant.



  • Force est de constater que le meilleur de l’album est passé. à l’écoute de Kono chikyû ga marui okage de (この地球がまるいお陰で), on se dit : Encore ? Eh oui, une ballade de plus. Piano/voix et d’une durée de 4:37 ici. Rien de particulier à signaler, de l’ultra-classique sans grande émotion.



  • Et on clôture tout ça avec, en numéro 14, The woman, un titre de 4:53 dont vous pouvez admirer le clip en fin d'article. Je ne comprends pas trop pourquoi avoir choisi cette chanson à la promotion de l’album, d’autres morceaux étant bien plus efficaces, car, encore une fois, il s’agit d’une ballade sans grand intérêt étant donné le nombre de ballades de ce genre composées par la chanteuse.



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Ma conclusion pour REAL WORLD?
Un assez bon album, avec d’excellentes compositions, bien au-dessus des immondes Akiko 8 Kokia ~balance~ et KOKIA ∞ AKIKO ~balance~ et qui comporte un peu plus de chansons vraiment intéressantes que sur le mitigé The Voice.
Par contre, vous l'aurez sans doute compris, en ce qui concerne l'inspiration puisée dans les musiques orientales, c'est pas tout à fait ça et on ne peut pas dire que l'album dans sa totalité plonge dans une ambiance arabisante.

 


 

Vidéo-clip de la chanson The Woman, dernière piste de REAL WORLD



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