Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 11:49

Ce matin, en lisant les dernières nouvelles sur Rue89, je suis tombée sur un article relatant des faits particulièrement choquants.


En effet, il semble qu'aux USA, dans les États de Caroline du Sud et d'Alabama (très réputés pour leur ouverture d'esprit...), les prisonniers séropositifs soient traités de façon totalement inhumaine.


Un test est obligatoirement fait sur chaque prisonnier entrant dans l'une des prisons de ces deux États, et si le prisonnier se trouve être séropositif, il sera :


-placé, seul, dans une cellule de confinement, comme un grand criminel dangereux (durant une semaine)

-nourri à travers la porte de la cellule

-empêché de prendre des douches tous les jours

-incarcéré, une fois son état confirmé, dans un quartier de haute sécurité occupé par d'autres séropositifs

-privé du droit de garder son état de santé pour lui, étant affiché sur le site Internet de la prison en tant que porteur du VIH

-obligé de porter un signe distinctif tout au long de son «séjour»

-isolé des autres prisonniers dans les activités quotidiennes (le repas, les cours, la messe)

-défendu de participer à certaines activités

-bridé dans les travaux à sa portée, n'étant autorisé qu'au nettoyage et à la tonte de l'herbe

-insulté, traité de «sidaïque» et de «pédale» par les autres prisonniers


Comment l'administration pénitentière explique-t-elle cet état de fait? Par l'argument «C'est pour leur propre sécurité et pour éviter la propagation du virus». Mouay mouay mouay.



Quelques témoignages de prisonniers :


Ronald B.  :

« A mon arrivée à Kirkland, je suis passé par l'admission. Ils m'ont fait un examen sanguin. Je ne connaissais pas mon état. J'étais avec tout le monde dans un grand dortoir […]

Soudainement, ils viennent et te sortent… Ils te mettent littéralement dans un donjon, une cellule sombre en bas des escaliers, et c'est tout.

J'y suis resté vingt-trois heures et le lendemain, ils m'ont nourrit à travers la porte. Je ne pouvais même pas prendre de douche tous les jours. Tu dois hurler pour que quelqu'un t'entende, des fois ils venaient, des fois non. »


Joseph T.  :

« J'ai entendu l'un des officiers dire à des prisonniers d'autres dortoirs : “C'est l'unité des séropositifs, restez loin d'eux, vous ne voulez pas attraper cette saloperie, n'est-ce pas ? ”. »


 

Espérons que l'ONG Human right watch (HRW), qui, en collaboration avec le groupe de défense des libertés civiles (ACLU pour American civil liberties union), a receuilli ces témoignages, fera rapidement avancer les choses dans ces États aux moeurs arriérées.

 

Source

Partager cet article
Repost0

commentaires