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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 19:18

http://img.over-blog.com/329x500/1/18/13/98/4/Planete-a-louer.jpg Chers lecteurs,

 

J'aimerais vous parler ce soir d'un roman que je viens tout juste de terminer, Planète à louer de Yoss, publié par Mnémos sous la direction de Charlotte Volper, après traduction de l'espagnol par Sylvie Miller et paru le 21 janvier 2011 en France.

 

Yoss, l'auteur, est un cubain. Il a, par le passé, déjà été publié pour des nouvelles en France au sein du recueil Interférences chez Rivière blanche. N'ayant pas lu ledit recueil, je ne pourrai vous en donner un avis, mais, de ce que j'ai pu constater pour Planète à louer, Yoss maîtrise extrêmement bien la forme courte.

 

L'œuvre dont il est question ici est un roman choral. A savoir qu'il est divisé en 7 chapitres, chacun se concentrant sur l'histoire d'un personnage et, dans la plupart des cas, sur le moment où sa vie bascule irrémédiablement. Instant particulièrement propice à l'introspection et au changement.

 

Ces 7 personnages sont liés. Ils appartiennent tous à la race humaine et tentent, chacun à sa façon, de s'en sortir. Car la Terre sert désormais de paradis touristique à des extraterrestres tellement puissants qu'ils pourraient la détruire en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et dont le principal souci est de garantir le sous-développement scientifique de l'humanité.

 

Mais attention, dès la préface, l'auteur nous prévient. La science-fiction est ici choisie pour nous parler de Cuba et de la Terre. En nous narrant le présent de ses personnages, incapables d'envisager le moindre futur, il nous parle de notre présent et du présent de son pays. Et le récit est sombre, laissant peu de place au véritable espoir d'un lendemain meilleur, si ce n'est au prix de l'âme, de l'abandon des rêves exaltés de liberté pour un retour grinçant à la réalité. La traitrise, le reniement, la solitude de l'exil.

 

Et la machine est implacable, s'entretenant d'elle-même par le biais de la fuite des cerveaux, de ceux qui pourraient y faire quelque chose mais sont trop désireux de vivre libres, sans contraintes et loin de leurs malheurs passés. Car après tout « Il faut bien vivre, non ?».

 

Au début de chaque chapitre, quelques pages, en italiques, ponctuent le récit. Elles ont pour vocation d'expliquer le système, depuis un point de vue qui n'est pas neutre mais dont on ne peut que soupçonner la provenance. Elles abordent brièvement divers sujets éloignés les uns des autres et permettent une perception globale des évènements et du fonctionnement de ce système qui rend esclaves les habitants d'une planète entière.

 

De la même manière, grâce à la diversité des destins des 7 personnages dont on pénètre la pensée, une esquisse vivante de la planète et des extraterrestres apparaît dans l'esprit du lecteur. L'apprentissage des technologies se fait pas à pas et il n'est pas rare que l'un des chapitres à suivre mette sur le devant de la scène un élément qui n'était qu'effleuré auparavant.

 

Yoss parvient, avec talent, à faire entrer le lecteur très rapidement dans chacune des histoires, lui permettant de s'attacher, le temps de quelques pages, à un destin, et le poussant à guetter les liens qui unissent les différents personnages. Plus haut, je vantais sa maîtrise de la forme courte, et ce, non seulement pour cette capacité à créer des personnages attachants et à entrainer rapidement le lecteur, mais également pour sa capacité à se renouveler et à tester des structures différentes.

 

La construction n'est pas toujours la même et il sait aussi bien manier une scène d'action déterminante qu'un entretien, qu'un quasi-monologue où l'on ne fait que deviner l'interlocuteur ou qu'un récit se déroulant sur une plus longue période.

 

Pour toutes ces raisons, je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage.

CITRIQ

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 12:32

 

Bonjour chers lecteurs,

 

Je vous présente une petite suite à l'affaire dont j'ai parlé ici HIER. Cette affaire concerne la mise en avant, par Luc Ferry sur le plateau du Grand Journal de Canal +, d'une rumeur accusant un ancien ministre de pédocriminalité au Maroc. Et ce, sans citer le nom de la personne en question.

 

Dans l'émission Ferry-Julliard, diffusée ce matin sur LCI, Luc Ferry s'est expliqué plus longuement au sujet de ses propos. Etant accusé de tous côtés de n'avoir pas saisi la justice dès connaissance de l'affaire, il met en exergue la place inconfortable d'une personne qui ouï des rumeurs, rumeurs circulant dans les plus hautes sphères de l'Etat, sans avoir en sa possession la moindre preuve des faits.

 

Dans ce cas, que faire ? Parler au grand public de ces rumeurs, au risque d'entacher un innocent et de se faire poursuivre pour diffamation ? Ou attendre ?

 

Il aura profité de l'article paru samedi dans Le Figaro Magazine (vous pouvez le lire ICI) au sujet de l'affaire qui nous préoccupe pour, selon ses propres propos, « jeter un pavé dans la marre ». Il n'empêche que, cette affaire ayant tout l'air de pointer un homme du PS et le Figaro n'étant pas tout à fait un journal politiquement indépendant, le « pavé » tombe au bon moment.

 

Attention, si crime il y a, il faut que cela sorte et que le criminel soit puni ! Cependant, cette rumeur étant visiblement connue d'un certain nombre d'élites depuis de nombreuses années, il semble particulièrement opportun de la faire ressortir des placards maintenant, alors que la droite semble en particulière mauvaise posture pour les élections à venir.

 

Maintenant, peut-être n'en est-il rien, puisque nous ne connaissons pas l'identité du sujet de la rumeur. Jean-François Kahn, pour sa part, assure qu'il ne s'agit pas de cet homme du PS qu'ont mentionné certains journaux peu scrupuleux, comme vous pouvez le lire ICI.

 

Ci-dessous, la vidéo de l'intervention de Luc Ferry sur LCI.


Cette vidéo est tirée d'un article paru sur le site videos.tf1.fr.


J'aimerais rajouter en toute fin un mot au sujet du titre présent dans la barre d'adresse de l'article : « exclusif-lci-luc-ferry-revient-sur-ses-propos-et-denonce-le-bal-6512518.html ». A AUCUN moment Luc Ferry ne revient sur ses propos. Il ne fait qu'expliquer plus longuement ce qu'il cherchait à démontrer durant son intervention au Grand Journal, lundi le 30 mai au soir. Il suffit de regarder la vidéo pour le comprendre.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 12:24

Bonjour chers lecteurs,


C'est le nouveau buzz de l'actualité, au point de couvrir l'affaire du concombre masqué, qui ne serait en fait peut-être pas un concombre. Ne mangeons plus de produits frais, plus de produits emballés dans des conteneurs en plastique, plus d'aliments conservés dans des bocaux en verre, dès fois que des éclats de verre s'y promènent, plus d'aliments que nous avons cultivé nous-mêmes parce que le sol est tout pollué. Ne mangeons rien, nous mourrons plus vite et, peut-être, dans moins de souffrances. 


 


Blague à part. Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, a lâché lundi soir une bombe sur le plateau du Grand Journal de Canal +. Au cas où vous feriez partie des quelques personnes n'en ayant pas encore entendu parler, une petite vidéo s'impose.


 


 

 

Voilà. Il ne s'agit, ni plus, ni moins, d'une accusation de pédocriminalité à l'encontre d'un ancien ministre de notre chère République française. Après les hommes ayant un comportement douteux avec les femmes, les hommes à enfants.

 

En fouillant dans les divers articles et commentaires parus sur le web, je suis tombée sur quelque chose d'intéressant : les affaires CORAL et Zandvoort. Tapez sur Google les mots clefs "dossiers coral", et vous tomberez sur plusieurs articles datant de 2009 évoquant la possibilité d'une réouverture dudit dossier suite à l'affaire Polanski. Vous tomberez également sur  CA : un dossier évoquant l'affaire CORAL (des plus sordides), sa mise au grenier et son lien avec Zandvoort. Zandvoort, kézako ? Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, je vous conseille le reportage de Karl Zero que vous pourrez trouver ICI.

 

Dans ce dossier,  quelques lignes qui feraient référence à la personne dénoncée à demi par Luc Ferry :


«François Mitterrand venait d'être élu le premier président socialiste de la république française. Le dossier était politiquement intenable, au motif du nombre de personnalités socialiste exposées, dont le ministre de la culture qu'il venait de désigner. Le Capitaine Barril de la gendarmerie avait reçu alors instruction de stopper l’enquête du fait du nombre de personnalités : ministres, magistrats, journalistes, même un rédacteur en chef et un chroniqueur du journal "Le Monde", etc. Le dossier termina dans le garage du supérieur hiérarchique de l'enquêteur principal, avec celui de Kripten, un réseau satanique pédocriminel allié à la Belgique.»

 

J'ai également ouï dire que le neveu de l'ancien président serait impliqué.

 

Si cette affaire s'avérait réelle — je ne connais pas la valeur de ces rumeurs, il n'y a pas de preuves montrées à la justice pour l'instant — un très gros scandale éclaboussant pas mal de personnes (je pense à tous ceux qui sont supposés savoir et se taire) risque de se produire. Mais peut-être qu'enfin, avec les années, nous parviendrons à un système au sein duquel les politiques ne se feraient plus de chantage en gardant l'information pour eux, mais dénonceraient les crimes commis par leurs pairs.

 

Concernant les semaines à venir, j'imagine plusieurs scénarios. Les différents partis pourraient jouer au ping-pong, se renvoyant la balle à scandales, jusqu'à ce qu'il ne reste plus grand monde de propre (jusqu'à présent : DSK PS, Tron UMP, X PS). A moins que cette bombe tirée par Luc Ferry n'ait le pouvoir de tout raser. A moins qu'elle ne soit tellement énorme, au final, qu'elle couvrira tout le reste. Si CORAL est remise sur la table, elle en aura sans doute le pouvoir.

Dans tous les cas, j'espère que, si crime il y a, les criminels seront jugés. Et ceux qui ont su et n'ont rien dit également, car sans doute ont-ils de bonnes raisons et sont-ils enfermés dans un système où l'on ne dénonce rien ayant un rapport avec la vie privée de ses pairs, fussent-ils criminels, mais c'est la seule façon de casser ce système pervers. Système qui ne permet pas le jugement de criminels éventuels, système qui permet que certains profitent de leur savoir afin de s'assurer une position et les bonnes grâces d'autrui.

 

Maintenant, wait & see.

 

PS : Je continue de lire les commentaires et tombe sur d'autres histoires sordides et mises au grenier, comme celle du lycée français de Marrakech. C'est assez flippant.

PS2 : Un «connaisseur issu du Quai» aurait déclaré, à propos des informations collectées au Maroc sur les élites françaises, il y a quelques temps déjà « Sur le Maroc, on est gênés, ils nous tiennent. ». Pour plus de précisions, voir ICI.

Si je tombe sur d'autres histoires, je mets les liens ici en PS.

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 19:28

http://www.babelio.com/couv/2449_aj_m_6732.jpeg

Bonjour à tous,

 

De retour des Imaginales, où je me suis, comme chaque année, procuré un nombre conséquent d'ouvrages, et clouée au lit par un gros rhume (la soirée de samedi me fut fatale je crois bien), j'ai décidé de m'attaquer à Présumé coupable d'Isabelle Guso, novella publiée aux éditions  Griffe d'Encre.

 

Cette novella, parue le 1er octobre 2010, aborde un sujet des plus ardus. Un sujet qui, je le crois, n'avait jusqu'alors pas été traité sous cet angle. Un angle difficile, qui paraîtra peut-être inconcevable aux yeux de certaines personnes, pour peu qu'elles ne lisent pas le mot de l'auteur et la postface. Tact et explications sont parfois nécessaires.

 

Je ne peux en révéler plus ici, afin de ne pas spoiler d'éventuels lecteurs.

 

Cependant, j'aimerais tout de même dire que l'ouvrage met sur la table des questions essentielles. Questions que notre société devrait se poser afin de lutter de façon éclairée contre certains crimes. Afin d'empêcher des drames.

 

Isabelle Guso, l'auteure, a eu le courage de se mettre à la place de l'inconcevable afin de soulever un voile, qui nous empêche d'aborder de façon efficace le problème soulevé. Elle l'a fait avec beaucoup d'humanité, de précautions et de talent.

 

Pour cela, elle, ainsi que ses éditrices, Magali Duez et Menolly, et les autres personnes s'étant impliquées dans le projet, ont toute mon admiration.

Je vous conseille donc, bien évidemment, la lecture de l'ouvrage et de ses annexes.

 

Et en bonus sur ce billet, l'extrait mis gratuitement à disposition par la maison d'édition, c'est ICI. Je me permets également de rajouter une mention spéciale pour la couverture ainsi que le marque-page, illustrés par Zariel et particulièrement réussis.

CITRIQ

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:54

ProcrastinationBien le bonjour chers lecteurs,


Je vous annonce la parution il y a quelques temps sur le site d'ActuSF de ma première critique pour eux, qui porte sur le Procrastination de Terry Pratchett.

 

«(...) Tout débute lorsque Nounou Ogg, sorcière émérite du Royaume de Lancre (qui, en plus d’être une matriarche accomplie, est connue pour être la meilleure sage-femme du Disque-monde), est appelée à l’aide dans le cadre d’un accouchement peu banal. Bien plus loin, au coeur de montagnes, les Moines de l’Histoire, chargés de maintenir l’ordre temporel, s’interrogent : un de leurs novices, Lobsang, fait preuve d’un talent inhabituel dans l’Art de manier le temps. Ils décident de le placer sous la houlette d’un maître des plus insolites, Lou-Tsé. (...) »

 

La suite ICI !

 

Et, à tous, une très bonne année 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 16:10

http://media.librys.fr/livre/39/19639.jpgL'aventure était tentante. L'envie de passer un bon moment de lecture, de se laisser porter par une histoire des plus sympathiques était là, alors, une fois la quatrième de couverture lue, je me suis lancée.


Où ais-je atterris? Au cœur d’un Royaume en Guerre. Une Guerre civile, dont chaque lopin de terre porte les stigmates, mais également lointaine, absurde, matérialisée par l’absence. L’absence de richesses, l’absence de membres du Bailli dans les villes, et surtout, l’absence d’hommes fiers, fiables, sains.

La guerre a comme atteint tous les cœurs. Rongés, machos, fort peu prompts à l’entraide, racistes, vulgaires, friands de blagues et allusions potaches, aisément malléables, étant prêts pour nombre d’entre eux à abandonner ce qu’ils possèdent de plus cher, à abandonner leur âme, pour la richesse et le pouvoir, les Hommes se montrent ici sous un fort piètre jour, avilis, et sous peu pourris de l’intérieur. Ils en sont réduits à leurs plus bas instincts et ne réclament que sexe, argent et pouvoir, dans ce Royaume qui, en raison d’une guerre inepte, ne peut plus leur offrir matière à rêver autre chose.

Oh, évidemment, quelques âmes simples et loyales persistent. C’est le cas de Jehanne, tout juste promue Lieutenante au sein du Bailli qui recrute désormais des femmes - au grand dam de nombreux bien-pensants qui se contentent de se gausser d’elles et de les lorgner d’un regard lubrique-. Jehanne possède un esprit simple, pleine de bonne volonté, sans être bête ni naïve pour autant. Elle fait partie de ceux qui fonctionnent avec leurs cœurs, pour ce qu’ils croient être justes, l’amour propre dans les chaussettes et n’étant ni particulièrement courageuse, ni peureuse, ni prompte à se rabaisser, ni revancharde pour elle-même. Elle possède une sorte d’enthousiasme juvénile qui pourrait être éclatant s’il avait l’occasion de se développer dans un milieu l’encourageant.

Un bébé qu’elle récupèrera au bord d’une route, dure responsabilité, ainsi que ses discussions avec « La Perle » l’amèneront à évoluer, à devenir plus volontaire, à prendre confiance en elle.

L’auteur, Paul Beorn, réussit là un bon portrait de femme, traduite dans toute sa complexité et ses contradictions. C’est assez rare qu’un homme choisisse une femme pour héroïne et ne passe pas à côté pour mériter d’être souligné. On peut presque qualifier ce roman de féministe. Ne vous méprenez pas, je n’entends pas ici par « féministe » ces femmes couillues, ces créatures hybrides que l’on pourrait qualifier d’hommes avec une poitrine, débordant d’une libido obscène quand elles ne sont pas entrain d’en trancher par grappes de dix avec leurs énormes épées. Non, il s’agit de quelque chose de bien plus subtil. Jehanne est une jeune vierge, un brin prude, mais pas plus qu’un brin. Elle n’est pas forte au maniement de sabre, mais possède des talents d’acrobate qui lui seront forts utiles. Elle est mère devant un enfant, et ne nie pas éprouver durant un passage de l’attirance envers un homme. Cependant, elle possède un sens du devoir, ne fuit pas devant le danger, sait faire preuve de sang froid en cas de danger, est prête à se battre pour sauver autrui et possède quelque autorité quand il s’agit de mener des hommes : elle est FAITE pour être lieutenante.

Voilà ce que j’appelle du féminisme, décrire une jeune femme non pas comme semblable à l’homme, mais comme telle, avec sa fragilité, sa réserve mais également sa force et ses choix, preuves d’un caractère bien trempé, d’une capacité de résistance peu commune.

Outre Jehanne, Baba le bébé recueilli au bord de la route et La Perle, mystérieuse voix sortie d’une perle, s’adressant à Jehanne lorsqu’elle la porte à son oreille, le lecteur s’attache peu aux personnages secondaires, en raison de leurs natures exécrables pour la plupart d’entre eux. Cependant, ils sont toujours vraisemblables, jusque dans leur parler, mélange d’ancien et de nouveau français, plus ou moins châtié suivant les régions, qui déroute de prime abord mais qui a le don de rendre le récit plus imagé, de nous faire entrer plus avant dans l’atmosphère. Vraisemblable l’est également l’intrigue, qui tient debout et traine sont lot de mystères, nous entrainant même au cœur d’un certain surréalisme durant quelques temps. Le lecteur se laisse assez facilement entrainer dans le récit. Cependant, si l’on nous évite les super-magies à boules de feu, les cartes du pays, que le récit prend place bien loin de la guerre, dans un trou perdu, une voie sans issue pour ainsi dire, avec aux commandes un personnage principal qui n’est à priori l’Elu de rien, on ne peut pas non plus dire que l’histoire soit des plus originales et qu’elle nous tire mille larmes et hoquets de stupeur.
Mais, attention, il s’agit d’un diptyque, et j’imagine que la suite directe, Le hussard amoureux, a quelques surprises à nous réserver.

En résumé, La perle et l'enfant est un bon premier roman qui se lit vite et bien, servi par un bon personnage principal féminin et une intrigue qui, bien que n’étant pas des plus originales, ne donne pas dans les clichés de la fantasy. Le lecteur passe un bon moment et a envie de lire la suite.

 

PS : A.C. de Haenne, blogeur dans le milieu des littératures de l'imaginaire, signale en commentaire son interview en trois parties du sympathique Paul Beorn.

Première partie - Deuxième partie - Troisième partie

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 15:51

 

Bonjour chers lecteurs,

 


Navrée de cette absence de publication durant quelques mois, je n'ai pas trop eu, ni pris le temps de m'occuper de ce blog à peine naissant.


Mais cela ne saurait durer !

 

Les froides et enneigées journées d'hiver m'invitent à reprendre la plume.

 

 

D'ailleurs, pour commencer, ci-dessous une petite vidéo prise ce matin. Au menu : des doigts devant parce que je suis trop douée, de la neige qui tombe, de la neige partout par terre, même sur la route, et un message caché dans la neige.

 

 


 

 

A tout de suite pour un article un peu plus sérieux et, ne vous cassez pas les pattes !

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 20:33

Un peu de musique classique, pour varier les plaisirs.

 

Plus précisément, un morceau de musique contemporaine avec une oeuvre issue de la période tintinnabulum du compositeur estonien Arvo Pärt.

 

Je l'ai découvert il y a 6 ans en option musique avec son Miserere. Cela m'avait fait forte impression, puis j'avais oublié le compositeur, relégué dans un coin de ma cervelle. Récemment, un de mes contacts me l'a refait découvrir, et depuis, il parsème mes jours et nuits de sa musique, si atypique.

 

Je vous laisse avec la première partie de ce Miserere, vraiment magnifique.

 

 

 


 
 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 16:59

Chers lecteurs,

 

 

Un court article pour vous signaler la parution, sur le site des Lyonnes de la SF, de l'émission consacrée aux Imaginales 2010.

 

Vous pourrez y écouter, entre autres, un extrait de la conférence donnée par Alain Damasio «L'anthropotechnique à l'épreuve de la pire des SF». Oui, le titre est un brin barbare, mais vous verrez, le contenu est à la fois passionnant et accessible au commun des mortels.

 

Vous pourrez également y écouter la voix de l'Étudiante, petits curieux.

 

Mais, trêve de bavardages, ça se passe ici

 

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 10:37

 

« Même un groupe animé des meilleures intentions du monde, souhaitant ardemment combattre les fictions sociales et travailler pour la liberté, eh bien, dans l'état actuel de la société, il est impossible que ces gens-là travaillent ensemble sans créer entre eux une tyrannie nouvelle, venant s'ajouter à celles des fictions sociales ; et sans détruire en pratique tout ce qu'ils veulent en théorie, sans ruiner involontairement, mais de toutes leurs forces, le projet qu'ils veulent justement mettre sur pied. »

Pessoa in le banquier anarchiste, p.51

 

 

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