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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 17:08

Une conférence très intéressante d'Étienne Chouard, qui s'est tenue le15/01/08 à l'Institut d'Études Politique d'Aix-en-Provence. Ca date un peu mais c'est très intéressant.

 

Cet homme est un enseignant français, détenteur d'une maîtrise en Droit.

Il s'attaque ici à l'article 104 du traité de Maastricht ainsi qu'aux banques.

 

 

Rappelons, pour la petite histoire  qu’en 2005, Étienne Chouard faisait partie des opposants à la Constitution Européenne telle qu’elle était proposée, en tant que citoyen détaché de tout parti politique. Il avait à cette occasion publié sur son site une critique complète de ladite Constitution.

 

Son site :  etienne.chouard.free.fr

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 00:05

« Quand Fallières entre à l'Élysée (1906), l'âge héroïque du cinéma français est déjà presque révolu. Louis Lumière en a mis au point l'invention et en a fait l'application à la reproduction vivante des actualités, Georges Méliès en a pressenti les virtualités spectaculaires et a créé le film fantastique. Les progrès techniques s'accélèrent : au lieu de bandes longues de 17 à 18 mètres, on en tourne déjà de 700 et 800 mètres, bientôt on en essaiera de 1500 mètres ; le cinéma, sortant des salles de café, des baraques foraines et du musée Grévin, commence à se mettre dans ses meubles. Mais un péril le guette : les producteurs, moins resserrés, voient grandir leurs ambitions en même temps que la longueur des bandes : ils veulent faire de l'Éducatif, du Distingué, de l'Artiste. Le résultat est déplorable. »



Jacques Chastenet in La France de M. Fallières
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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 14:17

Ma réaction fait suite au débat déclenché par rapport au reportage de France 2 diffusé mardi :



Pédophilie : Les Prédateurs

 


En effet, je ne suis moi-même pas concernée, n'étant pas journaliste, mais je m'interroge.


Dans ce reportage, une équipe de journalistes s'infiltre dans des réseaux de pédophilie, se faisant tout d'abord passer pour une enfant de 12 ans, puis pour un pédophile. A l'issue dudit reportage, l'équipe a donné les informations récoltées à la police.

Depuis, la profession s'insurge.


« C'est ce qui s'appelle se donner le très très bon rôle. C'est une conception du journalisme qui relève de Tintin, de Zorro, du Chevalier Blanc. […] Il ne fallait pas se mettre dans cette situation là. »


Frédéric Bonnaud, dans Le Grand Direct des Médias sur Europe 1



« Tout cela ne signifie pas qu'il ne fallait pas le faire. Encore faut-il trouver un nom à cette pratique, qui se situe quelque part entre le travail de police et le reportage animalier, mais que je peine, pour ma part, à nommer du journalisme. »


Daniel Schneidermann dans  Arrêt sur Image




Voici mon avis personnel sur la question :


Le problème pour moi ici est que les journalistes SAVAIENT TRÈS BIEN dans quel type de reportage ils s'engageaient. Donc ils avaient déjà dû réfléchir à ce qu'ils feraient une fois les images et interviews en poche, c'est à dire dénoncer aux autorités.

On peut en déduire qu'ils ont effectué ce reportage pour faire à la fois du "choc" et mener leur petite enquête personnelle dans le but de dénoncer ensuite.

Ils ont voulu jouer les justiciers, mais il s'agit d'une porte ouverte à toutes les fenêtres !

On va finir avec des polices de la pensée, parce que si un journaliste peut le faire, des gens vont se dire qu'ils peuvent également le faire. La pédophilie est un sujet brûlant.

Tout le monde va se mettre à soupçonner tout le monde et les gens vont  rendre justice eux-mêmes, pourquoi pas, comme l'affaire qui est sortie ce matin (ces mères de famille de Béziers qui ont assassiné leur voisin pour suspicion de pédophilie, pour plus d'informations vous pouvez lire cet article).

Or, il y a des fonctionnaires payés par l'Etat pour faire ça : les policiers.

Après, OUI, si on tombe PAR HASARD sur des images ou un témoignage, il est de notre DEVOIR de CITOYEN de dénoncer. Mais là le problème c'est qu'il ne s'agit en aucun cas d'un hasard mais d'une investigation menée dans le but de faire de l'audimat, d'une enquête dans le cadre de laquelle le journaliste s'est supplée aux policiers !

Je ne sais pas comment l'affaire a pu éclater au grand jour, mais visiblement il n'y a pas eu assez de précautions de prises. Limite qu'ils fassent ceci sans en parler,  ça n'aurait au moins pas porté préjudice à leur profession.

Mais là, en plus d'avoir joué aux héros (peut-être sur ordre de la chaîne ou des producteurs d'ailleurs), ils jettent l'opprobre sur cette profession déjà mise à mal par le journalisme de scoop et les accusations récentes quant au manque de liberté de la presse.



Je m'interroge donc, déjà, sur ce point.


Cependant, une autre interrogation me taraude par rapport au reportage en lui-même.



Le journalisme, c'est fait pour quoi? Pour informer.

Pour mettre à jour des réalités inconnues du commun des mortels et expliquer ce qui se passe dans le monde.

OR, tout le monde sait que les pédophiles existent, qu'ils fonctionnent par réseaux, etc. On ne peut donc pas vraiment dire qu'il s'agit là d'une information "utile". C'est plutôt un reportage choc destiné à renforcer les gens dans leurs convictions, un brin à contre emploi de ce que devrait être le journalisme.

A la rigueur, faire un reportage sur une brigade anti-pédophilie, la suivre pendant un an et mettre en exergue au montage à la fois les points forts de ces brigades mais aussi les dysfonctionnements, de la façon la plus objective possible. Là on pourrait déjà parler un peu plus d'information.

 

La déontologie et le devoir du journaliste devraient être revus.

 



Les journalistes d'investigation vont-t-ils avoir beaucoup plus de fil à retordre dans leurs futures enquêtes?


La vigilance et la méfiance des criminels ou réseaux de quelque sorte que ce soit (drogue, traffics, prostitution, etc) à l'égard des journalistes va-t-elle augmenter de manière significative?


Et aussi, les policiers, usant des mêmes méthodes que le ou les journalistes dudit reportage, ne vont-ils également pas avoir un peu plus de mal à intégrer les réseaux, si ladite méfiance s'accroit?



Quelques liens utiles :

Rue89

Arrêt sur Image

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:36
« La peur est un terreau singulier. L'obéissance y pousse comme du blé, lequel croît en rangs où le désherbage est aisé. Mais il y pousse parfois les pommes de terre de la méfiance, lesquelles se développent sous terre. »

Terry Pratchett in Les petits dieux, p.38
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:31

Chers lecteurs,


J'aimerai vous faire part de mes impression sur la parution du nouvel album de KOKIA : REAL WORLD, sorti le 31/03/2010 en simultané au Japon et en France.

http://img.over-blog.com/250x248/1/73/37/77/kokia/NA012051_23_1.jpg

Eh oui, car la dame consacre une partie essentielle de sa carrière aux verts pâturages français, y multipliant notamment les tournées. Et d’ailleurs, elle reviendra sans doute en Europe prochainement, pour le plus grand plaisir de ses fans.

http://img.over-blog.com/200x276/1/73/37/77/kokia/kokia5.jpg

Cet album, produit par JVC, bénéficie d’ailleurs d’un packaging superbe en édition française. Nous avons droit à un digipack agrémenté d’un livret aux paroles en rōmaji, mais également d’un second livret avec traductions en anglais et français !

Quatorze titres sont présents sur cet album aux sonorités souhaitées et annoncées comme étant arabisantes par la chanteuse. Voici mes premières impressions en direct live de la première écoute, morceau par morceau.


  •  Commençons par le commencement, Birth est une jolie chanson d’introduction de 3:42. Une ballade agréable et bien arrangée sur laquelle KOKIA pose une voix tantôt claire, tantôt puissante, tout en restant très douce. Ça ne casse pas des briques et il y a un côté très « chanteuse à voix » un peu déplaisant, mais bon, c’est joli et court.



  • Avec Road to Glory~for Dragon Nest, les choses sérieuses commencent. Il s’agit d’un titre produit par Masumi Itō, qui s’était déjà chargée des meilleures compositions récentes de KOKIA, à savoir les titres Karma et Transparent, issus de l’OST de l’anime Phantom ~Requiem for the Phantom~ ainsi que les morceaux issus de 咲夜琉命~SAKIYA=RUMEI ArTonelicoIII hymmnos concert side.蒼~, dont je reparlerai ultérieurement. Cette chanson, de 5:18, fleure bon l’épique et l’orient dès les premières secondes. L’arrivée du refrain tout particulièrement nous emporte avec une montée en puissance musicale des plus appréciables. KOKIA y multiplie les effets vocaux, tout en gardant une voix très doute qui ne force jamais. Ce titre est par ailleurs utilisée pour le jeu vidéo Dragon Nest.



  • U-CHA-CHA, chanson douce et légère qui commence comme en écho et très épurée dans un premier temps au niveau des instruments, d’une durée de 4:42, nous renvoie à certains titres de KOKIA comme le très bon Song of Pocchong ~ Shizuku No Uta (albums The Voice et Fairy Dance ~KOKIA Meets Ireland~). Le refrain, un peu plus classique mais néanmoins vraiment beau, nous rappelle avec plaisir l’album Trip Trip, premier grand succès de la chanteuse. Un côté « musique traditionnelle » reste omniprésent durant toute la chanson. En bref, c’est doux, c’est reposant et le voyage est là.



  • Et maintenant, attaquons REAL WORLD, chanson éponyme de l’album. Les premières secondes de ce titre d’une durée de 4:19 sont assez déstabilisantes, et on se demande à quelle horreur on a affaire. Heureusement, la musique se lance et l’on se rend compte qu’il s’agit en vérité d’un titre pop assez entrainant et agréable, avec des airs des anciens bons titres pop de la chanteuse ayant établi son succès. Ce n’est pas du tout ce que je préfère, mais ça reste largement écoutable.



  • Nous arrivons à la cinquième piste de cet album, Saishuu Jôei (最終上映), d’une durée de 4:45. Elle commence avec des sons assez étranges et éparpillés, nous rappelant une nature lointaine, une boîte à musique que l’on remonte et qui dégage une mélodie mélancolique, et puis tout se mêle et la chanteuse prend la parole sur un « Welcome to the magic world ». Et on entre effectivement dans un monde étrange avec cette excellente composition rythmée qui donne envie de danser. Un refrain enchanteur, une superposition de bruits et d’effets  tirés de notre quotidien pouvant provoquer l’étonnement de l’auditeur. J’adore, vraiment.



  • Et là, c’est le drame. Nous arrivons à Love is Us, Love is Earth, une ballade mièvre de 5:21 comme KOKIA en a déjà composé des dizaines. Alors oui, la chanteuse sait placer sa voix sur ce type de compositions, de manière à la mettre en valeur, et ce n’est pas « laid », juste dégoulinant. Du genre que j’écoute une fois pour me faire un avis, puis que je m’empresse d’ôter de ma playlist.



  • Heureusement, à ce point de l’album vient se greffer la seconde production de Masumi Itō, Dugong no Sora (ジュゴンの空) d’une durée de 7:19. Une autre ballade mais ce coup-ci nettement plus originale dans sa mélodie, sa construction. Une musique véritablement enchanteresse, aux doux accents de rêve éveillé, avec des passages d’une indescriptible douceur et beauté.



  • Avec Kodoku na Ikimono (孤独な生きもの), d’une durée de 5:20, KOKIA signe une nouvelle ballade pop sans grand intérêt. Certains passages sont plutôt jolis, et on a même droit à un accordéon synthétisé en prime. Mais voilà, ça reste très « classique ».



  • Et c’est la même chose pour single mother, 6:21, la 9ème piste de l’album, qui ne restera pas dans les anales. Mais le pire est encore à venir.



  • Kimi o Sagashite (君をさがして). Et là c’est le vrai drame. Un titre absolument inintéressant, mièvre, chiant, plat, qui dure tout de même 5:18. Bouarf, je ne tiens pas le coup et je passe à la suivante.



  • Un feu crépitant, une flûte à la mélodie mélancolique, une guitare folk interprétant quelques notes, voilà comment débute Oto no Tabibito (音の旅人). Un son de tambour, des harmonisations et la voix claire et douce de KOKIA se posent. Un dédoublement de voix, une musique gagnant en profondeur suivent. Et puis la mélodie, sublime, angélique, on se croit emporter par un rêve, un rêve qui aurait débuté au coin d’un feu de camp. Certains passages touchent le sublime à en pleurer. Et là on dit : Merci Masumi Itō pour cet enchantement d’une durée de 5:04. Continuez à produire les chansons de KOKIA !



  • Mais passons à la piste n°12 : Watashi ga mita mono (私が見たもの). Une ballade d’une durée de 5:27 à propos de laquelle j’effectuerai le même constat que sur bien des titres de ce genre à savoir : Pas laid, avec une montée en puissance instrumentale plutôt appréciable et sympathique, mais ni transcendant ni original pour autant.



  • Force est de constater que le meilleur de l’album est passé. à l’écoute de Kono chikyû ga marui okage de (この地球がまるいお陰で), on se dit : Encore ? Eh oui, une ballade de plus. Piano/voix et d’une durée de 4:37 ici. Rien de particulier à signaler, de l’ultra-classique sans grande émotion.



  • Et on clôture tout ça avec, en numéro 14, The woman, un titre de 4:53 dont vous pouvez admirer le clip en fin d'article. Je ne comprends pas trop pourquoi avoir choisi cette chanson à la promotion de l’album, d’autres morceaux étant bien plus efficaces, car, encore une fois, il s’agit d’une ballade sans grand intérêt étant donné le nombre de ballades de ce genre composées par la chanteuse.



http://img.over-blog.com/213x284/1/73/37/77/kokia/kutrgr.jpg

Ma conclusion pour REAL WORLD?
Un assez bon album, avec d’excellentes compositions, bien au-dessus des immondes Akiko 8 Kokia ~balance~ et KOKIA ∞ AKIKO ~balance~ et qui comporte un peu plus de chansons vraiment intéressantes que sur le mitigé The Voice.
Par contre, vous l'aurez sans doute compris, en ce qui concerne l'inspiration puisée dans les musiques orientales, c'est pas tout à fait ça et on ne peut pas dire que l'album dans sa totalité plonge dans une ambiance arabisante.

 


 

Vidéo-clip de la chanson The Woman, dernière piste de REAL WORLD



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 17:32
Chers lecteurs,



Je vais aujourd’hui vous parler de Shikata Akiko (志方あきこ), une compositrice/chanteuse/productrice aux multiples facettes qui me tient particulièrement à cœur.


http://img180.imageshack.us/img180/2497/shikataakiko4.png


On en sait très peu au sujet de la dame, qui ne communique pas à son propre sujet. Sa date de naissance, sa formation, ses débuts sont donc totalement inconnus. Il est d’ailleurs possible que Shikata Akiko soit un nom de scène.


L'artiste, qui a sorti son premier album en 2001, possède déjà une discographie très fournie. En effet, outre trois albums et un single « officiels », elle a participé à la composition de nombreuses OST dans le milieu des jeux vidéos auto-produits ou moyennement connus (j’entends par là qu’il ne s’agit pas de gros hits du jeu vidéo, même si certains ont fait parler d’eux).

Je pense notamment à l’OST de Hanakisou, de Shadow Hearts ou encore à celles des trois Ar Tonelico, écrites en collaboration avec Shimotsuki Haruka.




***Les débuts***



En 2001, Shikata Akiko fait ses débuts avec un premier mini-album de quatre pistes auto-produit, qui détermine déjà entièrement son style musical, j’ai nommé Midori no Mori de Nemuru Tori. La musicienne y mêle un chant tantôt cristallin, tantôt profond, tantôt plus lyrique à des chœurs et des mélodies s’inspirant à la fois des musiques traditionnelles asiatiques, orientales et de la musique classique européenne. Le son est un peu « cheap », mais tout le monde n’a pas les moyens de se payer un orchestre.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/midori_no_mori_de_nemuru_tori.jpg

Je vous laisse écouter les morceaux issus de ce mini-album :

Meimu
Un titre rythmé sur lequel la chanteuse place une voix très aiguë et claire



Yoi Mori Nin
Un morceau très doux et mystérieux



Notte

Aux accents orientaux



Sacrifice
Magistral



C'est en 2002 que la chanteuse sort un premier véritable album, auto-produit, une petite perle  de 11 pistes du nom de Haikyo to Rakuen. Il se situe, d’un point de vue sonore et des compositions, dans la ligne directe de  Midori no Mori de Nemuru Tori. Les morceaux sont très variés, ne se ressemblent pas. Chacun possède sa propre atmosphère. C’est beau !

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/haikyou_to_rakuen.jpg

Je vous laisse découvrir quelques uns des morceaux issus de ce premier album :

L'étrange et profond MARE (Allegretto grazioso)



Roma no Musume
Qui m'évoque à l'écoute des danseuses sur la place d'un lointain marché bondé il y a quelques siècles



S’ensuivent plusieurs participations à des OST d’intérêts divers et le commencement avec Petit Fours d’une étrange manie, celle de reprendre ses morceaux en « boîte à musique » et d’en faire un album, avec généralement une pochette très kitch ou niaise. C’est un peu ridicule, mais avec ça on peut vraiment se poser des questions sur ses revenus qui ne doivent pas être énormes.

Notons un morceau que je trouve sympathique, issu de cette période et de l’album Kurenawi :

Aya




***2005, un tournant***


Après avoir participé à plusieurs projets durant quatre ans, Shikata Akiko se fait remarquer par un label commercial, Avex Trax, qui n’est d’ordinaire pas réputé pour ses productions de qualité. En sortira un premier album commercial, intitulé Navigatoria.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/navigatoria.jpg

Cet album est de qualité fort moyenne, les producteurs ayant, on le sent, tenu la bride très serrée à l’artiste, qui a du mal à mettre en avant les spécificités de son style et est contrainte à la composition de ballades pop tout ce qu’il y a de plus banal. Mais, dans cet océan de 11 pistes, quelques unes sortent réellement du lot et parviennent à retenir l’attention de l’auditeur.

Je vous laisse les découvrir :

Hana kisou
Un morceau à la fois rythmé et mélancolique. L’interprète y place sa voix dans les aigus au début puis, vers la fin, effectue une descente en laissant la musique s’élever. J’aime beaucoup l’effet produit



Sorriso
Une ballade très lyrique, aérienne et non linéaire dans sa construction



Makada~Queen of Sheba~
Un titre aux consonances orientales inégal dans la qualité mais que je tenais tout de même à vous faire découvrir car l’interprétation au niveau du chant y est expressive, laissant l’impression d’une femme « hautaine » ou « supérieure », ce qui convient tout particulièrement à la Reine de Saba.



Chikkaze no okurimono
Commence assez étrangement pour du Shikata Akiko. À la guitare sèche, avec un effet « vieilli » qui éloigne le son. Puis le violon se rajoute, et lorsque le chant commence, c’est comme si on « entrait » dans la chanson. Et là on retrouve un morceau vraiment beau, très lyrique

Dans tous les cas, cet album remporte un certain succès qui permettra à notre artiste de poursuivre sa carrière de façon brillante.



La fin de cette même année sort l’OST de Ar Tonelico premier du nom, à laquelle participe fortement Shikata Akiko, notamment pour la première version de son mythique et mirifique Utau oka qui sera décliné, redécliné et réutilisé maintes fois. Et un mois plus tard sort le premier opus des Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico. Une merveille. Notre artiste participe surtout à l’édition Blue, mais apparaît également au chant dans l’édition Red dans un morceau où sa voix se mêle à celle de Mitose Noriko et de Shimotsuki Haruka.

EXEC_CHRONICLE_KEY_.
Un morceau sublime issu de l’album 星詠~ホシヨミ~ Ar_tonelico hymmnos concert Side



L’année suivante, en 2007, sortiront les opus Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico II, auxquels collabore fortement la chanteuse. Les pistes qu’elle y compose sont, si cela se peut, encore plus merveilleuses. Mais entre temps est passé une bombe dans sa carrière.

Le solennel EXEC_over.METHOD_SIBLIMATION_.~om
Issu de l’album 澪~ミオ」 ~Ar_tonelico2 hymmnos concert Side.蒼~



***RAKA***


Le 25 octobre 2006 sort RAKA, second album de Shikata Akiko produit par Avex Trax. Et là, c’est le drame. Ou plutôt, l’émerveillement. Au contraire de Navigatoria, ici, la compositrice apparaît très visiblement libre et maître de son style. Les moyens financiers mis à sa disposition par la firme lui permettent d’avoir une sonorité bien plus profonde pour des morceaux très aboutis.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/raka.jpg

Les 12 pistes de cet album, entre musique aux consonances tribales, orientales et éthérées, sont une réjouissance pour les oreilles. Y apparaît également la seconde version de Utao Oka, sublime morceau totalement éclaté et déstructuré qui nous perd dans les abîmes de l’émerveillement.

Pulse of the Earth
La chanson d’introduction à cet album - très tribale et primitive



Kinkanshoku
Dans laquelle la chanteuse déploie véritablement sa voix, avec profondeur



Haresugita Sora no Shita de
Elle m’évoque la danse, celle qui vient des tripes



Utau Oka -EXEC HARVESTASYA
Utau Oka seconde version - Wonderful


L’album se vend bien et la chanteuse gagne en notoriété. Ce qui nous permet à l’heure actuelle de pouvoir trouver une vidéo que vous trouverez à la fin de ce paragraphe sur le net, et ce n’est pas la moindre des choses puisque Shikata Akiko se fait très discrète.


Luna Piena - live

 


Ce live de Luna Piena est tout bonnement transcendant (non, je n’en fait jamais des tonnes, c’est pas vrai). La version live dépasse la version album (ce que je croyais pourtant impossible). J’en ai les larmes aux yeux à chaque fois que je l’écoute.



***Dernières actualités***


Après la composition des morceaux du Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico II, on n'entend plus beaucoup parler de Shikata Akiko pendant un temps. Enfin, rien de remarquable. Un bel album reprenant certaines de ses chansons au piano intitulé Kalliope ~Piano Concert~ ainsi qu’un album assez étrange du nom de Istoria ~Musa~, résultat d’une collaboration avec divers artistes sur le thème des muses paraissent en 2007.


En 2008, notre artiste participe à la composition de l’OST du jeu vidéo (futur animé) Umineko no Naku Koro ni. En sort un mini-album sympathique sans être remarquable, de 6 morceaux dont plusieurs instrumentales.

Katakoi
Une excellente composition issue de ce mini-album



Et puis, en 2009, un nouveau choc musical se produit. Il s’agit de l’album Harmonia, troisième production du label Avex Trax.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/harmonia.jpg

Le son change. Il est à la fois plus lissé, plus profond et plus épique que ce qu’elle a pu réaliser auparavant. La qualité de production est sans précédent dans sa carrière. C’est également l’album le plus long qu’elle ait composé, car il comporte un total de 17 titres (même si certains sont des transitions)!!! A mes oreilles, il est encore supérieur à RAKA, qui figure déjà dans le top 5 de mes albums préférés de tous les temps.

Elle passe par tous les styles, de la balade aux musiques à consonances plus classique aux rythmes d’inspiration tribales, sans oublier un peu de guitare électrique conférant une atmosphère plus sombre à certaines pistes. Enfin bref, un must have.

Une nouvelle version d’Utau Oka y est notamment disponible, à mes oreilles la plus aboutie. J’en suis juste totalement fan. Je crois que la première fois que je l’ai écoutée, ça m’a rendue quasi-hystérique et cet album est passé en boucle pendant des semaines dans mon appartement (bonjour les voisins).

Kiseki
Un morceau sur lequel Shikata Akiko emploie à loisir une voix à la fois légère et aérienne, puis bascule, en même temps que la musique, sur sa façon de chanter plus profonde, avant de nous retrouver sur un refrain plus épique, et des envolées instrumentales et vocales sublimes à partir de la cinquième minute - une invitation au voyage



Utau Oka ~Salavec rhaplanca.~
La version d’Utau Oka dont j’ai parlé plus tôt - que dire de plus ?



Harmonia ~Minatenu Chi e~
On ne pouvait faire mieux comme conclusion à cet album

Shikata Akiko a également, en 2009, composé et interprété le générique de l’animé Umineko no Naku Koro ni, adapté du jeu vidéo du même nom, et par là sorti son premier single (après 8 ans de carrière, hmmm) aux inspirations celtiques. Le titre phare du single se nomme Katayoku no tori.

Vous pouvez voir cet opening ici :




http://img89.imageshack.us/img89/1602/shikataakiko5.png



Tout début 2010 est sorti l’édition des albums Hymmnos Red et Blue d'Ar Tonelico III. Je posterai prochainement un article plus complet à ce sujet.


Aux dernières nouvelles, un single intitulé Inori no Kanata sortira le 28 avril 2010 ! Une édition limitée avec un DVD sera disponible. Vivement cette date, il va de soit que je tenterai de me procurer l'édition limitée.


***Et plus…***


Comme vous avez pu le comprendre, on ne sait vraiment pas grand-chose de cette artiste, sinon qu’elle écrit de la musique qu’elle considère de façon un brin présomptueuse comme relevant du style « healing fantasia ». Cependant, à l’entendre, on comprend qu’elle possède une formation classique. Alors certes, elle varie les façons de chanter et module sa voix avec beaucoup d’adresse, mais cet héritage lyrique ou classique, appelez-le comme vous voulez, transparaît régulièrement et très clairement.

Il apparait également au niveau des paroles. Au niveau des paroles, qu’ezketuracont’ ? Comment kça ? Eh oui, si elle chante en japonais, elle chante aussi en italien. L’italien est, par essence, avec l’allemand en seconde position, la langue du chant lyrique. Quand on fait des études dans ce domaine, on passe obligatoirement par l’apprentissage de cette langue.


Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une véritable interprète qui a l’art de manier sa voix avec justesse, de façon à exprimer des émotions en rapport avec la musique. Son chant est très expressif, tantôt doux, tantôt sauvage, rythmé, puissant, agressif ou cristallin, fragile, voire brisé. Il n'est jamais lisse.


J’espère que mon article vous aura intéressé et fait découvrir ou redécouvrir une artiste de talent (enfin j’ai des goûts bizarres il paraît…). Bonne écoute !


http://img28.imageshack.us/img28/1151/shikataakiko1.png
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:30

Un de mes morceaux favoris de l'artiste japonaise Yoko Ueno, issu de son dernier concept album : Tokyo Humming (sorti en 2008).

Cet album nous raconte la mégapole de Tokyo, en nous proposant un voyage au coeur des différents

« quartiers » la composant à diverses heures de la journée.

Pour ce morceau, rendons-nous dans le quartier d'Azumabashi, à cette heure qui marque la fin de la journée et le début de la soirée.

 


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:19
« Je pense que celui qui exerce une violence doit savoir qu'il peut lui aussi avoir à subir la violence. Quand on tue quelqu'un, il faut toujours avoir en tête qu'on peut être tué soi-même. C'est pourquoi, s'il y a des meurtres dans mes films, je prends toujours la responsabilité de faire mourir celui qui a tué ; il n'y a jamais de happy end.  »

Takeshi Kitano in Rencontres du Septième Art - Takeshi Kitano, p.57
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:35

Chers lecteurs,


Aujourd'hui, je vais vous parler de The Sky Crawlers, de son titre original Sukai Kurora dernier film d’animation réalisé par Mamoru Oshii sorti en Europe, réalisateur des films Ghost in the Shell.


http://img64.imageshack.us/img64/1171/mamoruoshii.jpg


Paru en DVD et Blue Ray le 26 janvier 2010 en nos vertes contrées (même si sorti au Japon le 2 août 2008), j’ai pu avoir la chance d’en profiter pleinement dans l’une des rares salles françaises à l’avoir diffusé sur grand écran et, étant donné qu’il sera présenté à la Fête de l’Animation de Lille, ai pensé que ce serait une bonne idée de vous donner envie (ou pas) d’aller le voir.


http://img28.imageshack.us/img28/3332/theskycrawlers.jpg   http://img693.imageshack.us/img693/9899/theskycrawlers2.jpg


Ce film, réalisé par Mamoru Oshii, adaptation à l’écran d’une série de livres de Hiroshi Mori, compte à son casting la célèbre Rinko Kikuchi (Babel), la peut-être encore plus célèbre Chiaki Kuriyama (Kill Bill, Battle Royale) ainsi que Tanihara Shosuke (connu pour ses participations à de nombreux dramas ainsi qu’à des TV shows).
Il dure tout de même 2h, mais on ne voit pas le temps passer si on se laisse prendre par l’émotion.

http://img716.imageshack.us/img716/1537/theskycrawlers6.jpg

En un temps indéterminé, des enfants qui ne peuvent grandir mais possédant une maturité d’adultes, les Kildrens, sont contraint de participer à de gigantesques batailles aériennes qui ne sont en fait qu’un jeu destiné à satisfaire la soif de violence de leurs contemporains, les guerres ayant été abolies. Leur quotidien ? Une vie morne et isolée, au sein de bases militaires particulièrement vides de monde, loin des villes, loin de la vie, loin de tout.

On suit, tout au long du film, Kannami Yuichi, la dernière recrue de l’une de ces bases (en remplacement d’un pilote disparu), sa découverte du lieu, des personnes le peuplant, son rapport avec les autres, sa vie au quotidien, ses interrogations et questions existentielles.

http://img718.imageshack.us/img718/9104/theskycrawlers3.jpg

Je vous préviens tout de suite, malgré quelques batailles aériennes extrêmement impressionnantes d’un point de vue visuel (j’ai rarement - voire jamais - vu une animation d’une telle qualité, - même si je ne m’y connais pas vraiment en la matière -, raison pour laquelle contempler The Sky Crawlers sur grand écran est un gros plus), ce film est plutôt du genre contemplatif. L’intrigue avance lentement, et dans une sorte de pesanteur voulue, servant à mon sens très bien le fond du film. Amateurs d’action permanente, passez donc votre chemin !

Et un trailer, de un :



Ce film est habité d’un ressenti du vide de l’existence, du non sens des actes et d’un sentiment d’impuissance totale tout à fait particulier et très déprimant. Une boucle sans fin, un éternel recommencement, un temps cyclique au sein duquel la vie et la mort se confondent, au sein duquel plus rien n’a de sens.


http://img638.imageshack.us/img638/9636/theskycrawlers5.jpg


Un petit mot sur l’OST, composée par le très célèbre
Kenji Kawai (Ghost in the Shell, Higashi no Eden, Mobile Suit Gundam 00). Elle est magnifique et correspond parfaitement à l’ambiance du film. Le thème principal, dont vous pouvez entendre une partie dans le trailer ci-dessus et qui est présent à plusieurs moments clef, est juste merveilleusement bien placé, pile au bon moment pour faire frissonner le spectateur et lui faire monter les larmes aux yeux.

Et un trailer, de deux :



(Notez que je ne vous propose pas le trailer VF, qui n’est à mon sens pas du tout représentatif du film et qui en plus spoile pas mal)



En conclusion, un film magnifique, mêlant à merveille animation en 2D et 3D. Une narration quelque peu étrange qui n’offre pas au spectateur ce qu’il attend, au service d’un film bouleversant et glaçant, avec un scénario passible de plusieurs interprétations et des personnages attachants, d’une tristesse sans fond.

Une réflexion sur la mort et le rapport qu’elle entretient avec la jeunesse.
Un rêve ou cauchemar éveillé d’où le spectateur ne sort pas tout à fait indemne.

http://img638.imageshack.us/img638/8715/theskycrawlers4.jpg



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Sources :
http://www.allocine.fr
http://www.goldenscore.fr
Mes yeux et mon cerveau

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 18:59
« La réalité, dans les livres, ne s'impose pas comme celle du monde réel. Elle n'exige pas qu'on réponde à la question : "Où est-ce que tu te situes?"  »

 

Lee Seung-U in L'Envers de la Vie, p.198
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