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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 17:37

J'avoue, je craque.

 

 

Il y a des mélodies, des styles ô combien étranges qui provoquent en moi un amour démesuré et sans doute incompréhensible pour 99% de mes semblables.


C'est le cas de certains morceaux d'un étrange label indépendant japonais, love solfege. Si je comprends bien le mode de fonctionnement de ce label autoproduit, ce cercle, ce "Doujin", il invite des artistes, un peu toujours les mêmes, à participer à des mini-albums tirant souvent sur les OST de trucs vraiment pas connus (et sur lesquels je vous conseille de ne pas vous pencher sous peine d'attaque cérébrale). Chaque mini-album, un peu comme une compilation, regroupe donc plusieurs chanteurs et compositeurs, auxquels tel pianiste ou violoniste talentueux vient de temps à autres prêter main forte.


On se retrouve donc avec des mélanges très étranges question qualité. Un morceau avec un superbe solo de piano aura en fond une boîte à rythme hideuse, un morceau très bien pensé n'aura que des samples cheaps pour faire l'orchestration. Mais, qu'importe, il s'agit plus d'un manque de moyens que de talent.

 

J'ai découvert ce "cercle" récemment, par leurs meilleurs (et seuls valables) albums : Akurugu Kaiseki Nyoru Jiyuu heNote of Satanism (the) et Reception for Witnesses. Ils en ont sortis des tas d'autres, j'ai fait l'effort d'écouter le tout et euh je vous déconseille vivement. Leurs premiers albums n'ont rien, absolument rien, c'est le vide intergalactique, d'intéressant, à part deux trois morceaux mais sur une dizaine d'albums il faut s'accrocher. Alors, je ne sais pas ce qui s'est passé pour que soudain la qualité s'améliore et que des éléments intéressants apparaissent, mais force est de dire qu'il y a plusieurs morceaux dans les trois albums pré-cités que j'écoute en boucle (même si ils comportent aussi des chansons toutes pourries).

 

Pour vous donner un exemple, quelques vidéos de morceaux chinés ici et là.

 

 

Tout d'abord un Ave Maria, sorti tout droit de l'inintéressant album Requiem ~best Collection II~ que je ne conseille qu'aux plus acharnés masochistes, mais qui comporte cette perle entrainante avec un excellent violon et un joli clavecin. Je précise que le morceau est chanté par Ayano Eiri (綾野えいり) et que, souvent, les morceaux chantés par cette dernière sont sympas (the note of satanism sur l'album du même nom, bourrée et Il Mondo dei Sogni de l'album Reception for Witnesses et un autre que je vous mets plus bas).


 

 

Ensuite agitando malaugurato di ali, un morceau enjoué aux consonances légèrement médiévales/traditionnelle, tout droit sorti de l'album Akurugu Kaiseki Nyoru Jiyuu he, avec un refrain emporté et, malgré le timbre peu spécial de la chanteuse, assez technique et intéressant d'un point de vue vocal. Le piano y est sympa. Et puis ça donne envie de danser.

 

 

 

En troisième exemple, je souhaite vous faire partager une magnifique ballade assez tragique à laquelle Ayano Eiri prête sa lyrique voix : Il Dio della Morte e La Fanciulla. J'ignore totalement sur quel album elle peut être trouvée, elle a été composée à l'occasion de la participation du cercle à une OST douteuse mais est sublime. J'aime donc, beaucoup.

 


 

 

Et enfin, un morceau un peu différent de ce que  je vous ai proposé plus haut, Kyorichi no Sample (墟律のサンプル) tiré de l'album du même nom, album peut-être un peu moins à jeter que les autres si j'y réfléchis bien. Ce morceau est assez planant, aérien et mélancolique, très électro avec une belle entrée en matière façon boîte à musique.



 

 

Voili voilou, j'espère que certains d'entre vous feront ici une belle découverte. Pour les intéressés, je vous recommande de poursuivre avec les trois albums cités en début d'article et, si vous aimez les titres interprétés par Ayano Eiri (綾野えいり), de la googeler afin de voir ce qu'elle a pu faire d'intéressant (avec les caractères japonais vous aurez plus de résultats).

 

A très bientôt !


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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:17

Je reviens pour vous conseiller vivement la chaîne youtube de Van. Vous savez, Van du blog jmusic.over-blog.com ! En petite piqûre de rappel, ce blog parle de musique japonaise, mais pas de j-pop merdique. Car OUI, il y a des artistes de talent au Japon, ce ne sont généralement pas ceux dont les clips passent en boucle à la télé.

 

Van a du goût en matière de musiques expérimentales bizarres en tous genres et du flair pour dénicher des artistes prometteurs, même si il possède également un faible pour les vieilles chanteuses has-been. Je lui pardonne, vu le nombre d'artistes intéressants qu'il m'a fait découvrir depuis que je le suis... Depuis fin 2009. Ouahou.

 

Quelques perles à y trouver dans des styles électro/minimaliste/folk/barge/dur à d'écrire, parmi lesquelles un grand nombre de morceaux de Nahoko Kakiage, du Gutevolk et du SingerSen. Et comme je ne suis pas avare voici quelques liens vers certaines de ces perles, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

 

 

Tout d'abord le morceau Friction de Nahoko Kakiage, disponible sur son album Baroque. Une merveille à la mélodie étrange et envoûtante. Déroutante.

 

 


 

 

 

Ensuite, le morceau Sing a Ring de Gutevolk, disponible sur l'album Tiny People Singing Over the Rainbow. Une petite perle minimaliste étrange qui rappelle les aubes douces.

 

 

 

 

 

 

Enfin, le morceau Footprints de l'excellente SingerSen, une jeune et talentueuse chinoise (pour changer), disponible sur l'album Ghost Street (album malheureusement bien moins intéressant que son EP Sirens, qui, lui, est un indispensable). Et comment dire, dans SingerSen il y a du Björk, du Kate Bush, de toutes ces chanteuses qui s'amusent à tordre leur voix dans tous les sens avec talent sur des musiques souvent à consonances rock, souvent étranges.

 

 


 

 

 

A titre personnel, je conseille les morceaux des trois artistes suscités ainsi que de Yoko UenoNoriko Mitose,CharaMari FukuharaMarsh-MallowLööfYuikoYula YayoiFerriükaRurutiaIkuko. Ça en fait déjà un paquet d'artistes trèèèès différents, et j'imagine que certains pourront trouver leur compte en écoutant d'autres choses également (même si, tu m'excuseras je l'espère Van, Emiko Shiratori ce n'est pas possible pour moi).

 

 

Si vous êtes aventureux, que vous souhaitez découvrir de nouveaux horizons musicaux, que vous êtes prêts à vous confronter à l'inconnu, à l'étrange pour ensuite revenir à des choses plus conventionnelles voire ultra kitch, sautez sur cette chaîne (et sur le blog de Van).

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 20:33

Un peu de musique classique, pour varier les plaisirs.

 

Plus précisément, un morceau de musique contemporaine avec une oeuvre issue de la période tintinnabulum du compositeur estonien Arvo Pärt.

 

Je l'ai découvert il y a 6 ans en option musique avec son Miserere. Cela m'avait fait forte impression, puis j'avais oublié le compositeur, relégué dans un coin de ma cervelle. Récemment, un de mes contacts me l'a refait découvrir, et depuis, il parsème mes jours et nuits de sa musique, si atypique.

 

Je vous laisse avec la première partie de ce Miserere, vraiment magnifique.

 

 

 


 
 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:10

Un peu de douceur en cette belle et prometteuse journée, prometteuse car, il le paraît, ces prochains jours verront le soleil revenir dans toute sa splendeur.

 

Je vous laisse vous faire bercer par la voix de velours appartenant à Shione Yukawa, au rythme d'une musique médiévale interprétée par le Kuricorder Quartet.

 


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 10:33

Très chers lecteurs,


En cette pluvieuse journée de printemps, laissez-moi vous présenter une artiste qui me tient à cœur et que vous connaissez peut-être pour ses participations à diverses OST depuis les années 1990, j'ai nommé Yoko Ueno.

 

http://img.over-blog.com/130x174/1/73/37/77/ueno/yoko1.jpg

 

Les débuts


Compositrice, productrice, interprète, et j’en passe, la dame est née le 11 octobre 1963 à Tokyo. En cours avec Kira Tomohiko ainsi que Katsushi Matsuda, ils fondent en 1985, peu de temps après l’obtention de leurs diplômes, le groupe Zabadak. Leur style ? De ce que j’ai pu entendre, un mélange de musique traditionnelle/folklorique, et de pop.

 

De 1985 à 1993, Yoko Ueno fera ses armes au sein de cette formation en tant que chanteuse et compositrice, acquérant avec le temps une plus grande autonomie musicale, forgeant son style et ses objectifs. De cette époque naîtront une dizaine d’albums et mini albums. Zabadak, que quitteront Katsushi Matsuda en 1987 ainsi que Yoko Ueno en 1993, n’est à l’heure actuelle plus que le projet solo de Kira Tomohiko. Quelques titres sont en écoute sur son site officiel.

 

J’ai pu apprécier et écouter certains morceaux issus de cette période, que je vous fais partager ci-dessous. Attention cependant, ils ne sont pas vraiment représentatifs de la suite et de l’essentiel de la carrière de notre chère musicienne.

 

Around The Secret

 

Tagatsu No Oka

 

Itsutsu No Hashi

 

 

La révélation

 

Zabadak fonctionne bien. Leurs albums se vendent, des fans viennent les voir en concert, le groupe est bien établi quand Yoko Ueno le quitte.

 

Mais, pourquoi ce départ ? Il semblerait que cela soit du à un conflit d’origine artistique. La musicienne, qui a plus d’une corde à son arc, manifeste un penchant tout particulier pour l’expérimentation et les concepts, tandis que son partenaire à la scène est quant à lui attiré par une musique moins expérimentale.

 


 

Sitôt lancée en solo, Yoko ne chôme pas puisque moins d’un an après la séparation paraît le magnifique Voices, un concept album de dix chansons aux différentes atmosphères, interprétées par dix jeunes femmes et portant chacune pour titre un prénom féminin. Sur cet album, très doux, la compositrice mêle avec talent les voix et les ambiances, usant de nombreux instruments.

 

Elle prend également le parti de composer des chansons sans paroles, considérant les syllabes comme des sons se suffisant à eux-mêmes, et faisant sens de par leurs sonorités (choix qui se retrouvera dans la plupart de ses albums). Le résultat est sublime. Je vous laisse découvrir ci-dessous quelques extraits de Voices.

 

Aoife

 

Elizabeth


   Eleanoa (à écouter d'urgence)

 

 


 

Huit ans plus tard, soit en 2001, sort son second album solo, une perle conceptuelle du nom de Puzzle. Juste titre puisque chacun des douze morceaux fait directement référence à des théorèmes mathématiques ou à des jeux de réflexion, dans leurs conceptions, dans ce qu’ils évoquent ainsi que dans leurs titres.

 

MacMahon

 

Slither Link

 

 

Tangram

 

 

N’étant moi-même nullement intéressée par quoi que ce soit comportant des chiffres, je ne puis vous dire si le résultat correspond, seulement vous conseiller d’écouter parce que c'est vraiment beauuuuuuuuuw.

 

 


 

En 2003 sort un album intitulé SSS –Simply Sing Songs- en anglais, composé de reprises de chansons traditionnelles irlandaises et comportant deux morceaux originaux en japonais. Le résultat est plutôt agréable à entendre, si l’on met de côté l’anglais de la dame. Enfin quoique, on peut penser que son petit accent japonais ne manque pas de charme ! Ci-dessous… Vous savez quoi.

 

Black Is The Colour

 

Mizu

 



 

L’année 2005 voit la naissance d’un nouveau concept signé Yoko Ueno : l’album Shizen Gesho. Que nous a-t-elle pondu ce coup-ci ? Avec l’aide de ses consœurs du projet Marsh Mallow, sur lequel je reviendrais ultérieurement, un album adaptant en musique les phénomènes naturels, ou tout du moins la vision qu’en a la compositrice.

 

Ca donne du… bizarre. Il faut s’accrocher à l’écoute de certains morceaux et chercher à en comprendre le sens pour pouvoir les apprécier. Je vous fais part de quelques uns de ces ovnis musicaux.

 

 

Kaminari

 

Nami

 

No Ichigo

 

 


 

Enfin, en 2008, sort son dernier album en date, Tokyo Humming. Et encore une fois, il y a un concept derrière tout ça ; une journée à Tokyo dans divers quartiers et les impressions, sensations, et sons qu’en retire l’incroyable et talentueuse compositrice. Le résultat en est un album très immersif, mêlant adroitement et avec justesse voix, instruments acoustiques, musique électronique, et tout ce qu’elle a pu trouver d’intéressant.

 

Je vous conseille vivement d’écouter les quelques perles que je vous propose ci-dessous et qui tournent régulièrement dans ma playlist depuis que je les ai découvertes.

 

Azumabashi 6.27 p.m (à écouter d'urgence, morceau également utilisé dans un précédent article)

 

Hiroo 11.50 a.m

 

Nishishinjyuku 2.37 (à écouter d'urgence)

 

 

Et tout le reste, en vrac

 

En 1996 est également sorti un autre album, intitulé E-mix, que je n’ai pas mentionné plus haut car il consiste simplement en la reprise de morceaux tirés de ses compositions pour le groupe Zabadak et de son premier album solo Voices.

 

A côté de tout ce travail effectué sous son nom, Yoko Ueno possède un second projet solo, Asterisk. Ici, les albums (deux mini albums, compilés) ne sont pas basés sur des concepts : les morceaux sont le fruit d’expérimentations individuelles.

 

Elle fait également dans la composition et production d’autres artistes et participe à plusieurs projets dont Marsh Mallow, déjà cité plus haut. C’est un groupe composé de cinq musiciennes au sein duquel a notamment officié la célèbre Arai Akino, ancienne camarade de classe de Yoko.

 

 

Mes sources :

Site officiel de Yoko Ueno
Blog de Van
Wikipédia
Site officiel de Zabadak

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 19:31

Chers lecteurs,


J'aimerai vous faire part de mes impression sur la parution du nouvel album de KOKIA : REAL WORLD, sorti le 31/03/2010 en simultané au Japon et en France.

http://img.over-blog.com/250x248/1/73/37/77/kokia/NA012051_23_1.jpg

Eh oui, car la dame consacre une partie essentielle de sa carrière aux verts pâturages français, y multipliant notamment les tournées. Et d’ailleurs, elle reviendra sans doute en Europe prochainement, pour le plus grand plaisir de ses fans.

http://img.over-blog.com/200x276/1/73/37/77/kokia/kokia5.jpg

Cet album, produit par JVC, bénéficie d’ailleurs d’un packaging superbe en édition française. Nous avons droit à un digipack agrémenté d’un livret aux paroles en rōmaji, mais également d’un second livret avec traductions en anglais et français !

Quatorze titres sont présents sur cet album aux sonorités souhaitées et annoncées comme étant arabisantes par la chanteuse. Voici mes premières impressions en direct live de la première écoute, morceau par morceau.


  •  Commençons par le commencement, Birth est une jolie chanson d’introduction de 3:42. Une ballade agréable et bien arrangée sur laquelle KOKIA pose une voix tantôt claire, tantôt puissante, tout en restant très douce. Ça ne casse pas des briques et il y a un côté très « chanteuse à voix » un peu déplaisant, mais bon, c’est joli et court.



  • Avec Road to Glory~for Dragon Nest, les choses sérieuses commencent. Il s’agit d’un titre produit par Masumi Itō, qui s’était déjà chargée des meilleures compositions récentes de KOKIA, à savoir les titres Karma et Transparent, issus de l’OST de l’anime Phantom ~Requiem for the Phantom~ ainsi que les morceaux issus de 咲夜琉命~SAKIYA=RUMEI ArTonelicoIII hymmnos concert side.蒼~, dont je reparlerai ultérieurement. Cette chanson, de 5:18, fleure bon l’épique et l’orient dès les premières secondes. L’arrivée du refrain tout particulièrement nous emporte avec une montée en puissance musicale des plus appréciables. KOKIA y multiplie les effets vocaux, tout en gardant une voix très doute qui ne force jamais. Ce titre est par ailleurs utilisée pour le jeu vidéo Dragon Nest.



  • U-CHA-CHA, chanson douce et légère qui commence comme en écho et très épurée dans un premier temps au niveau des instruments, d’une durée de 4:42, nous renvoie à certains titres de KOKIA comme le très bon Song of Pocchong ~ Shizuku No Uta (albums The Voice et Fairy Dance ~KOKIA Meets Ireland~). Le refrain, un peu plus classique mais néanmoins vraiment beau, nous rappelle avec plaisir l’album Trip Trip, premier grand succès de la chanteuse. Un côté « musique traditionnelle » reste omniprésent durant toute la chanson. En bref, c’est doux, c’est reposant et le voyage est là.



  • Et maintenant, attaquons REAL WORLD, chanson éponyme de l’album. Les premières secondes de ce titre d’une durée de 4:19 sont assez déstabilisantes, et on se demande à quelle horreur on a affaire. Heureusement, la musique se lance et l’on se rend compte qu’il s’agit en vérité d’un titre pop assez entrainant et agréable, avec des airs des anciens bons titres pop de la chanteuse ayant établi son succès. Ce n’est pas du tout ce que je préfère, mais ça reste largement écoutable.



  • Nous arrivons à la cinquième piste de cet album, Saishuu Jôei (最終上映), d’une durée de 4:45. Elle commence avec des sons assez étranges et éparpillés, nous rappelant une nature lointaine, une boîte à musique que l’on remonte et qui dégage une mélodie mélancolique, et puis tout se mêle et la chanteuse prend la parole sur un « Welcome to the magic world ». Et on entre effectivement dans un monde étrange avec cette excellente composition rythmée qui donne envie de danser. Un refrain enchanteur, une superposition de bruits et d’effets  tirés de notre quotidien pouvant provoquer l’étonnement de l’auditeur. J’adore, vraiment.



  • Et là, c’est le drame. Nous arrivons à Love is Us, Love is Earth, une ballade mièvre de 5:21 comme KOKIA en a déjà composé des dizaines. Alors oui, la chanteuse sait placer sa voix sur ce type de compositions, de manière à la mettre en valeur, et ce n’est pas « laid », juste dégoulinant. Du genre que j’écoute une fois pour me faire un avis, puis que je m’empresse d’ôter de ma playlist.



  • Heureusement, à ce point de l’album vient se greffer la seconde production de Masumi Itō, Dugong no Sora (ジュゴンの空) d’une durée de 7:19. Une autre ballade mais ce coup-ci nettement plus originale dans sa mélodie, sa construction. Une musique véritablement enchanteresse, aux doux accents de rêve éveillé, avec des passages d’une indescriptible douceur et beauté.



  • Avec Kodoku na Ikimono (孤独な生きもの), d’une durée de 5:20, KOKIA signe une nouvelle ballade pop sans grand intérêt. Certains passages sont plutôt jolis, et on a même droit à un accordéon synthétisé en prime. Mais voilà, ça reste très « classique ».



  • Et c’est la même chose pour single mother, 6:21, la 9ème piste de l’album, qui ne restera pas dans les anales. Mais le pire est encore à venir.



  • Kimi o Sagashite (君をさがして). Et là c’est le vrai drame. Un titre absolument inintéressant, mièvre, chiant, plat, qui dure tout de même 5:18. Bouarf, je ne tiens pas le coup et je passe à la suivante.



  • Un feu crépitant, une flûte à la mélodie mélancolique, une guitare folk interprétant quelques notes, voilà comment débute Oto no Tabibito (音の旅人). Un son de tambour, des harmonisations et la voix claire et douce de KOKIA se posent. Un dédoublement de voix, une musique gagnant en profondeur suivent. Et puis la mélodie, sublime, angélique, on se croit emporter par un rêve, un rêve qui aurait débuté au coin d’un feu de camp. Certains passages touchent le sublime à en pleurer. Et là on dit : Merci Masumi Itō pour cet enchantement d’une durée de 5:04. Continuez à produire les chansons de KOKIA !



  • Mais passons à la piste n°12 : Watashi ga mita mono (私が見たもの). Une ballade d’une durée de 5:27 à propos de laquelle j’effectuerai le même constat que sur bien des titres de ce genre à savoir : Pas laid, avec une montée en puissance instrumentale plutôt appréciable et sympathique, mais ni transcendant ni original pour autant.



  • Force est de constater que le meilleur de l’album est passé. à l’écoute de Kono chikyû ga marui okage de (この地球がまるいお陰で), on se dit : Encore ? Eh oui, une ballade de plus. Piano/voix et d’une durée de 4:37 ici. Rien de particulier à signaler, de l’ultra-classique sans grande émotion.



  • Et on clôture tout ça avec, en numéro 14, The woman, un titre de 4:53 dont vous pouvez admirer le clip en fin d'article. Je ne comprends pas trop pourquoi avoir choisi cette chanson à la promotion de l’album, d’autres morceaux étant bien plus efficaces, car, encore une fois, il s’agit d’une ballade sans grand intérêt étant donné le nombre de ballades de ce genre composées par la chanteuse.



http://img.over-blog.com/213x284/1/73/37/77/kokia/kutrgr.jpg

Ma conclusion pour REAL WORLD?
Un assez bon album, avec d’excellentes compositions, bien au-dessus des immondes Akiko 8 Kokia ~balance~ et KOKIA ∞ AKIKO ~balance~ et qui comporte un peu plus de chansons vraiment intéressantes que sur le mitigé The Voice.
Par contre, vous l'aurez sans doute compris, en ce qui concerne l'inspiration puisée dans les musiques orientales, c'est pas tout à fait ça et on ne peut pas dire que l'album dans sa totalité plonge dans une ambiance arabisante.

 


 

Vidéo-clip de la chanson The Woman, dernière piste de REAL WORLD



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 17:32
Chers lecteurs,



Je vais aujourd’hui vous parler de Shikata Akiko (志方あきこ), une compositrice/chanteuse/productrice aux multiples facettes qui me tient particulièrement à cœur.


http://img180.imageshack.us/img180/2497/shikataakiko4.png


On en sait très peu au sujet de la dame, qui ne communique pas à son propre sujet. Sa date de naissance, sa formation, ses débuts sont donc totalement inconnus. Il est d’ailleurs possible que Shikata Akiko soit un nom de scène.


L'artiste, qui a sorti son premier album en 2001, possède déjà une discographie très fournie. En effet, outre trois albums et un single « officiels », elle a participé à la composition de nombreuses OST dans le milieu des jeux vidéos auto-produits ou moyennement connus (j’entends par là qu’il ne s’agit pas de gros hits du jeu vidéo, même si certains ont fait parler d’eux).

Je pense notamment à l’OST de Hanakisou, de Shadow Hearts ou encore à celles des trois Ar Tonelico, écrites en collaboration avec Shimotsuki Haruka.




***Les débuts***



En 2001, Shikata Akiko fait ses débuts avec un premier mini-album de quatre pistes auto-produit, qui détermine déjà entièrement son style musical, j’ai nommé Midori no Mori de Nemuru Tori. La musicienne y mêle un chant tantôt cristallin, tantôt profond, tantôt plus lyrique à des chœurs et des mélodies s’inspirant à la fois des musiques traditionnelles asiatiques, orientales et de la musique classique européenne. Le son est un peu « cheap », mais tout le monde n’a pas les moyens de se payer un orchestre.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/midori_no_mori_de_nemuru_tori.jpg

Je vous laisse écouter les morceaux issus de ce mini-album :

Meimu
Un titre rythmé sur lequel la chanteuse place une voix très aiguë et claire



Yoi Mori Nin
Un morceau très doux et mystérieux



Notte

Aux accents orientaux



Sacrifice
Magistral



C'est en 2002 que la chanteuse sort un premier véritable album, auto-produit, une petite perle  de 11 pistes du nom de Haikyo to Rakuen. Il se situe, d’un point de vue sonore et des compositions, dans la ligne directe de  Midori no Mori de Nemuru Tori. Les morceaux sont très variés, ne se ressemblent pas. Chacun possède sa propre atmosphère. C’est beau !

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/haikyou_to_rakuen.jpg

Je vous laisse découvrir quelques uns des morceaux issus de ce premier album :

L'étrange et profond MARE (Allegretto grazioso)



Roma no Musume
Qui m'évoque à l'écoute des danseuses sur la place d'un lointain marché bondé il y a quelques siècles



S’ensuivent plusieurs participations à des OST d’intérêts divers et le commencement avec Petit Fours d’une étrange manie, celle de reprendre ses morceaux en « boîte à musique » et d’en faire un album, avec généralement une pochette très kitch ou niaise. C’est un peu ridicule, mais avec ça on peut vraiment se poser des questions sur ses revenus qui ne doivent pas être énormes.

Notons un morceau que je trouve sympathique, issu de cette période et de l’album Kurenawi :

Aya




***2005, un tournant***


Après avoir participé à plusieurs projets durant quatre ans, Shikata Akiko se fait remarquer par un label commercial, Avex Trax, qui n’est d’ordinaire pas réputé pour ses productions de qualité. En sortira un premier album commercial, intitulé Navigatoria.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/navigatoria.jpg

Cet album est de qualité fort moyenne, les producteurs ayant, on le sent, tenu la bride très serrée à l’artiste, qui a du mal à mettre en avant les spécificités de son style et est contrainte à la composition de ballades pop tout ce qu’il y a de plus banal. Mais, dans cet océan de 11 pistes, quelques unes sortent réellement du lot et parviennent à retenir l’attention de l’auditeur.

Je vous laisse les découvrir :

Hana kisou
Un morceau à la fois rythmé et mélancolique. L’interprète y place sa voix dans les aigus au début puis, vers la fin, effectue une descente en laissant la musique s’élever. J’aime beaucoup l’effet produit



Sorriso
Une ballade très lyrique, aérienne et non linéaire dans sa construction



Makada~Queen of Sheba~
Un titre aux consonances orientales inégal dans la qualité mais que je tenais tout de même à vous faire découvrir car l’interprétation au niveau du chant y est expressive, laissant l’impression d’une femme « hautaine » ou « supérieure », ce qui convient tout particulièrement à la Reine de Saba.



Chikkaze no okurimono
Commence assez étrangement pour du Shikata Akiko. À la guitare sèche, avec un effet « vieilli » qui éloigne le son. Puis le violon se rajoute, et lorsque le chant commence, c’est comme si on « entrait » dans la chanson. Et là on retrouve un morceau vraiment beau, très lyrique

Dans tous les cas, cet album remporte un certain succès qui permettra à notre artiste de poursuivre sa carrière de façon brillante.



La fin de cette même année sort l’OST de Ar Tonelico premier du nom, à laquelle participe fortement Shikata Akiko, notamment pour la première version de son mythique et mirifique Utau oka qui sera décliné, redécliné et réutilisé maintes fois. Et un mois plus tard sort le premier opus des Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico. Une merveille. Notre artiste participe surtout à l’édition Blue, mais apparaît également au chant dans l’édition Red dans un morceau où sa voix se mêle à celle de Mitose Noriko et de Shimotsuki Haruka.

EXEC_CHRONICLE_KEY_.
Un morceau sublime issu de l’album 星詠~ホシヨミ~ Ar_tonelico hymmnos concert Side



L’année suivante, en 2007, sortiront les opus Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico II, auxquels collabore fortement la chanteuse. Les pistes qu’elle y compose sont, si cela se peut, encore plus merveilleuses. Mais entre temps est passé une bombe dans sa carrière.

Le solennel EXEC_over.METHOD_SIBLIMATION_.~om
Issu de l’album 澪~ミオ」 ~Ar_tonelico2 hymmnos concert Side.蒼~



***RAKA***


Le 25 octobre 2006 sort RAKA, second album de Shikata Akiko produit par Avex Trax. Et là, c’est le drame. Ou plutôt, l’émerveillement. Au contraire de Navigatoria, ici, la compositrice apparaît très visiblement libre et maître de son style. Les moyens financiers mis à sa disposition par la firme lui permettent d’avoir une sonorité bien plus profonde pour des morceaux très aboutis.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/raka.jpg

Les 12 pistes de cet album, entre musique aux consonances tribales, orientales et éthérées, sont une réjouissance pour les oreilles. Y apparaît également la seconde version de Utao Oka, sublime morceau totalement éclaté et déstructuré qui nous perd dans les abîmes de l’émerveillement.

Pulse of the Earth
La chanson d’introduction à cet album - très tribale et primitive



Kinkanshoku
Dans laquelle la chanteuse déploie véritablement sa voix, avec profondeur



Haresugita Sora no Shita de
Elle m’évoque la danse, celle qui vient des tripes



Utau Oka -EXEC HARVESTASYA
Utau Oka seconde version - Wonderful


L’album se vend bien et la chanteuse gagne en notoriété. Ce qui nous permet à l’heure actuelle de pouvoir trouver une vidéo que vous trouverez à la fin de ce paragraphe sur le net, et ce n’est pas la moindre des choses puisque Shikata Akiko se fait très discrète.


Luna Piena - live

 


Ce live de Luna Piena est tout bonnement transcendant (non, je n’en fait jamais des tonnes, c’est pas vrai). La version live dépasse la version album (ce que je croyais pourtant impossible). J’en ai les larmes aux yeux à chaque fois que je l’écoute.



***Dernières actualités***


Après la composition des morceaux du Hymmnos Concert Side d’Ar Tonelico II, on n'entend plus beaucoup parler de Shikata Akiko pendant un temps. Enfin, rien de remarquable. Un bel album reprenant certaines de ses chansons au piano intitulé Kalliope ~Piano Concert~ ainsi qu’un album assez étrange du nom de Istoria ~Musa~, résultat d’une collaboration avec divers artistes sur le thème des muses paraissent en 2007.


En 2008, notre artiste participe à la composition de l’OST du jeu vidéo (futur animé) Umineko no Naku Koro ni. En sort un mini-album sympathique sans être remarquable, de 6 morceaux dont plusieurs instrumentales.

Katakoi
Une excellente composition issue de ce mini-album



Et puis, en 2009, un nouveau choc musical se produit. Il s’agit de l’album Harmonia, troisième production du label Avex Trax.

http://www.nautiljon.com/images/cd/shikata_akiko/harmonia.jpg

Le son change. Il est à la fois plus lissé, plus profond et plus épique que ce qu’elle a pu réaliser auparavant. La qualité de production est sans précédent dans sa carrière. C’est également l’album le plus long qu’elle ait composé, car il comporte un total de 17 titres (même si certains sont des transitions)!!! A mes oreilles, il est encore supérieur à RAKA, qui figure déjà dans le top 5 de mes albums préférés de tous les temps.

Elle passe par tous les styles, de la balade aux musiques à consonances plus classique aux rythmes d’inspiration tribales, sans oublier un peu de guitare électrique conférant une atmosphère plus sombre à certaines pistes. Enfin bref, un must have.

Une nouvelle version d’Utau Oka y est notamment disponible, à mes oreilles la plus aboutie. J’en suis juste totalement fan. Je crois que la première fois que je l’ai écoutée, ça m’a rendue quasi-hystérique et cet album est passé en boucle pendant des semaines dans mon appartement (bonjour les voisins).

Kiseki
Un morceau sur lequel Shikata Akiko emploie à loisir une voix à la fois légère et aérienne, puis bascule, en même temps que la musique, sur sa façon de chanter plus profonde, avant de nous retrouver sur un refrain plus épique, et des envolées instrumentales et vocales sublimes à partir de la cinquième minute - une invitation au voyage



Utau Oka ~Salavec rhaplanca.~
La version d’Utau Oka dont j’ai parlé plus tôt - que dire de plus ?



Harmonia ~Minatenu Chi e~
On ne pouvait faire mieux comme conclusion à cet album

Shikata Akiko a également, en 2009, composé et interprété le générique de l’animé Umineko no Naku Koro ni, adapté du jeu vidéo du même nom, et par là sorti son premier single (après 8 ans de carrière, hmmm) aux inspirations celtiques. Le titre phare du single se nomme Katayoku no tori.

Vous pouvez voir cet opening ici :




http://img89.imageshack.us/img89/1602/shikataakiko5.png



Tout début 2010 est sorti l’édition des albums Hymmnos Red et Blue d'Ar Tonelico III. Je posterai prochainement un article plus complet à ce sujet.


Aux dernières nouvelles, un single intitulé Inori no Kanata sortira le 28 avril 2010 ! Une édition limitée avec un DVD sera disponible. Vivement cette date, il va de soit que je tenterai de me procurer l'édition limitée.


***Et plus…***


Comme vous avez pu le comprendre, on ne sait vraiment pas grand-chose de cette artiste, sinon qu’elle écrit de la musique qu’elle considère de façon un brin présomptueuse comme relevant du style « healing fantasia ». Cependant, à l’entendre, on comprend qu’elle possède une formation classique. Alors certes, elle varie les façons de chanter et module sa voix avec beaucoup d’adresse, mais cet héritage lyrique ou classique, appelez-le comme vous voulez, transparaît régulièrement et très clairement.

Il apparait également au niveau des paroles. Au niveau des paroles, qu’ezketuracont’ ? Comment kça ? Eh oui, si elle chante en japonais, elle chante aussi en italien. L’italien est, par essence, avec l’allemand en seconde position, la langue du chant lyrique. Quand on fait des études dans ce domaine, on passe obligatoirement par l’apprentissage de cette langue.


Dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une véritable interprète qui a l’art de manier sa voix avec justesse, de façon à exprimer des émotions en rapport avec la musique. Son chant est très expressif, tantôt doux, tantôt sauvage, rythmé, puissant, agressif ou cristallin, fragile, voire brisé. Il n'est jamais lisse.


J’espère que mon article vous aura intéressé et fait découvrir ou redécouvrir une artiste de talent (enfin j’ai des goûts bizarres il paraît…). Bonne écoute !


http://img28.imageshack.us/img28/1151/shikataakiko1.png
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:30

Un de mes morceaux favoris de l'artiste japonaise Yoko Ueno, issu de son dernier concept album : Tokyo Humming (sorti en 2008).

Cet album nous raconte la mégapole de Tokyo, en nous proposant un voyage au coeur des différents

« quartiers » la composant à diverses heures de la journée.

Pour ce morceau, rendons-nous dans le quartier d'Azumabashi, à cette heure qui marque la fin de la journée et le début de la soirée.

 


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