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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 16:46

«Madame, Monsieur,

 

Nous sommes deux personnes vivant actuellement en banlieue loin du métro (Suresnes et Le Pecq) dans des studios meublés à environ 550€cc  par mois, à la recherche d'un appartement nous permettant de nous rapprocher de Paris, lieu de nos travail et études actuellement à plus d'une heure de transport de nos domiciles.

 

Pour ma part je suis en formation professionnelle financée et j'effectue des contrats en CDD pour compléter ce que me donnent mes parents. Mes parents sont mes garants, mon père dispose d'un salaire net de 2000€ par mois. Il travaille en Allemagne. Ils sont propriétaires de leur domicile en Moselle et ont récemment vendu la maison de mon grand-père.

 

Mon ami, *** ***, est lui en CDI sur Paris pour un salaire net de 1450€ par mois.

 

Vivre à deux dans le logement que vous proposez nous permettrait non seulement de nous rapprocher significativement de nos lieux de travail et études mais nous permettrait également de faire de nettes économies (un aller-retour de Suresnes à Paris coûte dans les 6€, un abonnement zone 1 à 4 coûte 102,30€ tandis qu'un abonnement zone 1 à 2 est à 65,10€).

 

Nous avons toujours payé nos loyers, charges et autres frais - qui nous reviennent donc plus cher que si nous étions à deux plus près de Paris - cependant nous rencontrons de grosses difficultés dans notre recherche d'appartement, les propriétaires de ceux que nous avons visité depuis plusieurs mois préférant systématique des profils moins "jeunes" (nous avons 25 ans l'un et l'autre).

 

Notre recherche d'un chez nous sympathique à aménager, que nous pourrions meubler, dans lequel nous aurions la place pour cuisiner et dans lequel nous espérons vivre quelques années s'est donc transformée en odyssée complexe dont le point d'orgue a été un propriétaire qui nous a littéralement raccroché au nez parce que nous ne sommes pas en CDI tous deux (les étudiants comme moi sont rarement en CDI à temps plein...) ce qui est frustrant car nous savons l'un et l'autre que nous sommes des locataires sérieux.

 

Nous cherchons donc un propriétaire qui soit prêt à nous accorder sa confiance et qui nous permette, en nous louant son logement, de vivre mieux, en n'étant plus isolés (nous sommes des personnes qui n'apprécions pas la solitude et après trois ans passés dans des studios à une heure de la moindre de nos connaissances nous la vivons de plus en plus mal).

 

Nous pouvons vous faire parvenir notre dossier par mail et sommes disponibles tous les soirs dès 17-18h pour une visite.

Vous pouvez me joindre au 0*********.

 

Bien cordialement,

Mlle *** et M ***»

 

Voilà à quoi nous en sommes réduits, après des mois de recherche. Et le pire n'est même pas ce qui est cité ici, mais un propriétaire m'ayant dit qu'à mon âge il faudrait que je travaille, en face, comme ça. Il ne sait rien de ma vie, du fait que j'ai déjà travaillé, et il se permet une remarque comme ça. Au bout du rouleau j'ai craqué et en ai pleuré de rage durant une bonne demi heure, de cette situation.

 

De ces gens qui nous font venir pour visiter et nous renvoient illico presto à domicile. De ceux qui nous raccrochent au nez. De cette impolitesse parce qu'on est jeunes et pas cadres sup/ingé/traders/multimillionaires. 

 

Certes, on va pas se leurrer, on savait que ce serait difficile. Mais là le "marre de vivre seul, et si on vivait à deux ? ouiii on pourrait faire ci et ça, et chiner des meubles, et inviter des gens pour l'appéro, et on aurait de la place pour cuisiner, et on ne serait pas seuls dans notre coin pourri" hyper enthousiaste avec heures passées à chercher joyeusement notre futur lieu de vie s'est transformé en quête hyper désespérée et désespérante.

 

Alors là on oscille entre la franchise totale comme ci-dessus et l'envie de se fabriquer faux contrats fausses fiches de paye et que sais-je d'autre afin de les satisfaire !

Et puis zut, si on arrive à payer notre loyer dans notre situation actuelle, on devrait bien pouvoir le payer dans une situation qui nous soit financièrement plus profitable ou au moins égale non ?

Published by L'Étudiante - dans Ecrits divers
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 01:43

 

Aujourd'hui, j'ai découvert la Ladder theory (oui, parfois je vis sur une autre planète et suis au courant des théories en vogue des années lumière après le reste de l'humanité), ou théorie de l'échelle qui explique et décrypte les relations entre hommes et femmes, les cas où l'amitié est possible ou impossible, ce que veulent les hommes, ce que veulent les femmes, tout ça tout ça.



Ce avec BEAUCOUP de cynisme. Un manque cruel de romantisme, de passion, de blablabla, un regard de chirurgien un brin désabusé. Mais au fond euh, à bien y réfléchir, je me demande s’il n'y a pas une grande part de vrai là-dedans. Et puis bon :


« La Théorie de l'Échelle apporte de façon très commode une réponse à l'interrogation trop souvent présente du "quel est le sens de la vie". Le sens de la vie, c'est de grimper sur l'échelle. La personne avec laquelle vous sortirez devra être mieux (plus haute sur votre échelle) que la personne avec qui vous étiez auparavant. D'accord ce n'est pas parfait mais si vous n'avez pas d'objectif dans la vie, essayer de baiser des filles de plus en plus chaudes ou des gars de plus en plus riches, c'est un aussi bon point de départ que n'importe quel autre. En plus de vous donner de bonnes bases pour un éventuel sens de la vie, il y a quelques autres points que la Théorie de l'Échelle éclaircit. »


 

Et hop le lien qui explique la chose dans son intégralité, ça peut donner matière à réflexion.

 

Pour les échelles, je ne reviendrai pas dessus.



Par contre, je souhaiterais m'attarder sur toute la partie des camemberts avec critères en étant le plus honnête possible. Evidemment, le problème avec cette partie est de considérer que la femme cherche AVANT TOUT l'argent.



MAIS, quand on voit ça sous l'angle du fait que DANS L'IDEAL une femme recherche un homme remplissant tous ses critères (beau, svelte, pas très grand, intelligent, cynique, bizarre, décalé, avec un léger strabisme et/ou une cicatrice... je dérive) ET étant aisé... Et non pas, je le précise afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté, un homme qui ait du fric pour le fric, l'argent ne rendant pas miraculeusement attirant, intelligent et intéressant et la majorité des femmes mentalement équilibrées ne pouvant envisager une relation avec un homme ne correspondant pas à leurs critères intellectuels et n'étant pas attirant à leurs yeux... Ça se tient.


Hypothétiquement, à choisir entre deux hommes identiques en tous points (même si cela n'existe pas, acceptons cette hypothèse), l'un étant pauvre et l'autre riche, ne choisirions-nous pas le plus aisé financièrement parlant ? N
e jouons pas nos mères Thérésa du sexe et de l'amour, mettons de côté tout désir de materner, on materne les enfants.

 

Evidemment, le fait que l'inverse ne soit que rarement vrai est une construction sociale des genres, de nombreux hommes complexent encore à l'idée de sortir avec une femme ayant un niveau d'études plus élevé et/ou gagnant plus d'argent qu'eux, ne sachant pas trop comment exprimer leur virilité autrement qu'en exposant leur pouvoir et leur compte en banque. De nombreux ne veut pas dire "tous". Et je suis pour le fait d'éduquer les enfants à ne pas être dans des cases genrées. Malheureusement, nos parents, nos grands parents et nos arrières grands parents ne le furent pas, et nier l'existence de certaines postures et constructions déplaisantes n'est pas la bonne façon de lutter contre elles, à mon humble avis.


Pour ma part, je suis trop complexée pour oser espérer plaire à un homme remplissant tous mes critères et étant de plus aisé financièrement. Je me sentirais trop toute pourrie, il faudrait au moins que j'ai 5 doctorats pour avoir être l'impression de le mériter. Mais cela ne voudrait pas dire que je ne le souhaiterais pas, en toute honnêteté. Hmmmm. J'ai des complexes d'homme. C'est grave docteur ?

 

 

BREF, j'espère ne pas me faire haïr avec cet article et mes positions à ce sujet, mais disons que les notions d'homme, de femme, de couple, d'amour, d'amitié homme/femme, de désir et de tous les satellites qui tournent autour me turlupinent sérieusement et que je cherche, par conséquent, à approfondir le sujet. Et le chemin d'une recherche est pavé de pistes, de fausses pistes, de pistes qui en fait sont de fausses pistes, de pistes déguisées en fausses pistes, d'impasses et de trucs bizarres.
D'ailleurs, les postures de la dame de CE blog me heurtent, m'interpellent et je les trouve très intéressantes. Non non non, je ne suis pas elle, je n'ai pas, en tant que jeune femme, les comportements qu'elle avait à mon âge et ne les aurai pas, mais j'aime réfléchir et comprendre les pratiques de mon prochain. Comprendre l'illogique logique interne des gens.  Je trouve ses expériences d'autant plus intéressantes qu'elles sont totalement à l'opposé de ma propre vision des choses, comme quoi, la diversité des rapports à l'autre n'est pas un mythe. Et la lecture de tels témoignages me donne du grain à moudre.

 

Published by L'Étudiante - dans Réflexions
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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 01:29

« Mais si l’erreur originale n’était pas tant la croyance que la croyance en un mensonge ? Toute croyance est-elle une croyance en un mensonge parce que notre savoir est imparfait ? »

 

Citation tirée de CE LONG PDF.

Published by L'Étudiante - dans Citation du jour
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 17:37

J'avoue, je craque.

 

 

Il y a des mélodies, des styles ô combien étranges qui provoquent en moi un amour démesuré et sans doute incompréhensible pour 99% de mes semblables.


C'est le cas de certains morceaux d'un étrange label indépendant japonais, love solfege. Si je comprends bien le mode de fonctionnement de ce label autoproduit, ce cercle, ce "Doujin", il invite des artistes, un peu toujours les mêmes, à participer à des mini-albums tirant souvent sur les OST de trucs vraiment pas connus (et sur lesquels je vous conseille de ne pas vous pencher sous peine d'attaque cérébrale). Chaque mini-album, un peu comme une compilation, regroupe donc plusieurs chanteurs et compositeurs, auxquels tel pianiste ou violoniste talentueux vient de temps à autres prêter main forte.


On se retrouve donc avec des mélanges très étranges question qualité. Un morceau avec un superbe solo de piano aura en fond une boîte à rythme hideuse, un morceau très bien pensé n'aura que des samples cheaps pour faire l'orchestration. Mais, qu'importe, il s'agit plus d'un manque de moyens que de talent.

 

J'ai découvert ce "cercle" récemment, par leurs meilleurs (et seuls valables) albums : Akurugu Kaiseki Nyoru Jiyuu heNote of Satanism (the) et Reception for Witnesses. Ils en ont sortis des tas d'autres, j'ai fait l'effort d'écouter le tout et euh je vous déconseille vivement. Leurs premiers albums n'ont rien, absolument rien, c'est le vide intergalactique, d'intéressant, à part deux trois morceaux mais sur une dizaine d'albums il faut s'accrocher. Alors, je ne sais pas ce qui s'est passé pour que soudain la qualité s'améliore et que des éléments intéressants apparaissent, mais force est de dire qu'il y a plusieurs morceaux dans les trois albums pré-cités que j'écoute en boucle (même si ils comportent aussi des chansons toutes pourries).

 

Pour vous donner un exemple, quelques vidéos de morceaux chinés ici et là.

 

 

Tout d'abord un Ave Maria, sorti tout droit de l'inintéressant album Requiem ~best Collection II~ que je ne conseille qu'aux plus acharnés masochistes, mais qui comporte cette perle entrainante avec un excellent violon et un joli clavecin. Je précise que le morceau est chanté par Ayano Eiri (綾野えいり) et que, souvent, les morceaux chantés par cette dernière sont sympas (the note of satanism sur l'album du même nom, bourrée et Il Mondo dei Sogni de l'album Reception for Witnesses et un autre que je vous mets plus bas).


 

 

Ensuite agitando malaugurato di ali, un morceau enjoué aux consonances légèrement médiévales/traditionnelle, tout droit sorti de l'album Akurugu Kaiseki Nyoru Jiyuu he, avec un refrain emporté et, malgré le timbre peu spécial de la chanteuse, assez technique et intéressant d'un point de vue vocal. Le piano y est sympa. Et puis ça donne envie de danser.

 

 

 

En troisième exemple, je souhaite vous faire partager une magnifique ballade assez tragique à laquelle Ayano Eiri prête sa lyrique voix : Il Dio della Morte e La Fanciulla. J'ignore totalement sur quel album elle peut être trouvée, elle a été composée à l'occasion de la participation du cercle à une OST douteuse mais est sublime. J'aime donc, beaucoup.

 


 

 

Et enfin, un morceau un peu différent de ce que  je vous ai proposé plus haut, Kyorichi no Sample (墟律のサンプル) tiré de l'album du même nom, album peut-être un peu moins à jeter que les autres si j'y réfléchis bien. Ce morceau est assez planant, aérien et mélancolique, très électro avec une belle entrée en matière façon boîte à musique.



 

 

Voili voilou, j'espère que certains d'entre vous feront ici une belle découverte. Pour les intéressés, je vous recommande de poursuivre avec les trois albums cités en début d'article et, si vous aimez les titres interprétés par Ayano Eiri (綾野えいり), de la googeler afin de voir ce qu'elle a pu faire d'intéressant (avec les caractères japonais vous aurez plus de résultats).

 

A très bientôt !


Published by L'Étudiante - dans Musique
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:17

Je reviens pour vous conseiller vivement la chaîne youtube de Van. Vous savez, Van du blog jmusic.over-blog.com ! En petite piqûre de rappel, ce blog parle de musique japonaise, mais pas de j-pop merdique. Car OUI, il y a des artistes de talent au Japon, ce ne sont généralement pas ceux dont les clips passent en boucle à la télé.

 

Van a du goût en matière de musiques expérimentales bizarres en tous genres et du flair pour dénicher des artistes prometteurs, même si il possède également un faible pour les vieilles chanteuses has-been. Je lui pardonne, vu le nombre d'artistes intéressants qu'il m'a fait découvrir depuis que je le suis... Depuis fin 2009. Ouahou.

 

Quelques perles à y trouver dans des styles électro/minimaliste/folk/barge/dur à d'écrire, parmi lesquelles un grand nombre de morceaux de Nahoko Kakiage, du Gutevolk et du SingerSen. Et comme je ne suis pas avare voici quelques liens vers certaines de ces perles, histoire de vous mettre l'eau à la bouche.

 

 

Tout d'abord le morceau Friction de Nahoko Kakiage, disponible sur son album Baroque. Une merveille à la mélodie étrange et envoûtante. Déroutante.

 

 


 

 

 

Ensuite, le morceau Sing a Ring de Gutevolk, disponible sur l'album Tiny People Singing Over the Rainbow. Une petite perle minimaliste étrange qui rappelle les aubes douces.

 

 

 

 

 

 

Enfin, le morceau Footprints de l'excellente SingerSen, une jeune et talentueuse chinoise (pour changer), disponible sur l'album Ghost Street (album malheureusement bien moins intéressant que son EP Sirens, qui, lui, est un indispensable). Et comment dire, dans SingerSen il y a du Björk, du Kate Bush, de toutes ces chanteuses qui s'amusent à tordre leur voix dans tous les sens avec talent sur des musiques souvent à consonances rock, souvent étranges.

 

 


 

 

 

A titre personnel, je conseille les morceaux des trois artistes suscités ainsi que de Yoko UenoNoriko Mitose,CharaMari FukuharaMarsh-MallowLööfYuikoYula YayoiFerriükaRurutiaIkuko. Ça en fait déjà un paquet d'artistes trèèèès différents, et j'imagine que certains pourront trouver leur compte en écoutant d'autres choses également (même si, tu m'excuseras je l'espère Van, Emiko Shiratori ce n'est pas possible pour moi).

 

 

Si vous êtes aventureux, que vous souhaitez découvrir de nouveaux horizons musicaux, que vous êtes prêts à vous confronter à l'inconnu, à l'étrange pour ensuite revenir à des choses plus conventionnelles voire ultra kitch, sautez sur cette chaîne (et sur le blog de Van).

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 21:34

Bonsoir chers lecteurs,

 

Ma recherche d'appartement se poursuit. Aujourd'hui, on m'a suggéré une annonce issue du site Le bon coin, en me disant : « Oublie l'appart de Xxxxxxx, j'ai trouvé beaucoup mieux ! »

 
Je vous laisse en juger par vous-mêmes :

 

50 €
XXXXX Xxxxx-Xxxxxxxxx

1
52 m2
A (moins de 5)A (moins de 5)A (moins de 50)A (moins de 50)


 

A partir du 1er Juillet : Femme 53 ans, fumeuse et vivant avec ses deux chats, propose hébergement gratuit (50 € de charges seulement par mois pour l'électricité, gaz, eau et wifi), à F/JF exclusivement, en contrepartie d'aide 2h par jour, soit 14h par semaine (entre 7h minimum et 21h maximum), mais priorité aux personnes pouvant être présentes avant 18h00) sous mes directives et en ma présence.

Les planning seront établis ensembles d'avance chaque semaine, et à respecter impérativement ensuite à la minute près ! (afin de vous laisser vos we libres, possibilité de répartir les heures des samedi et dimanches sur la semaine, en supplément des heures de semaines normales. Mais possibilité de faire l'inverse aussi, ou autre arrangement… Une fois le planning hebdomadaire prévu, il ne sera plus possible de changer les horaires de la semaine en cours… 

Travail à faire : selon les jours, il s'agira soit de ménage, soit de repassage...

Par la suite, et selon vos aptitudes et votre méticulosité, possibilité de m'assister une heure sur trois, dans mon travail créatif (apprentissage progressif, facile et agréable si vous êtes passionnée, et possédez "des doigts de fée", une bonne vue, de la patience, et êtes très minutieuse et organisée !), mais où j'exige le plus grand soin ! Chaque tâche sera systématiquement vérifiée et réexpliquée au moins une ou deux fois au besoin... Selon votre intérêt pour ce travail et vos compétences, les tâches confiées pourront être progressivement gratifiantes... 

Si après plusieurs essais, vous ne sembliez pas intéressée ou disposée pour ce travail, il ne vous serait demandé par la suite, et dès lors qu'elles restent satisfaisantes, que les tâches ménagères traditionnelles ! Dans ce cas, votre côté "bonne cuisinière" serait un plus en remplacement.. ! (cuisine traditionnelle simple).

Nourriture et autres faux-frais (essence, téléphone, hygiène etc) non fournis.

Visites non autorisées. 

Durée de 1 à plusieurs semaines selon les affinités... car vous dormirez sur la mezzanine (2 places) dans la même pièce que moi (mais pas dans le même lit !), et je dors en-dessous... (Attention, je peux regarder la TV - avec casque - et fumer très très tard dans la nuit !).

Logement entièrement équipé, avec cuisine, SdB, wc (TV dans salon et cuisine), etc en banlieue ouest, à 20 minutes en RER du centre de Paris. Nombreux bus pour La Défense ou régionaux. Proche commerces. 

Ne prévoir que très peu d'affaires (1 gros sac maximum) car placards de rangements trop insuffisants !

Afin de m'assurer que vous respectiez bien les heures de travail (impératifs et importants pour moi), il sera mis en place un système où vous me déposez en début de mois en espèces, le montant des charges soit 50E, plus 10e par jour multiplié par le nombre de jours du mois, (soit par exemple pour juillet : 50E de charges plus 10E par jour, multipliés par 31 jours, soit 310E, soit 360E au total), et à chaque heure de travail effectuée, je vous rembourse 5E immédiatement en espèces, soit 10E pour les 2 heures, et nous contre-signons les montants et horaires de début et de fin chaque jour ! 

A chaque heure effectuée le jour même, mais dont vous n'aurez pas respecté l'horaire prévu, (retards), il sera déduit un pourcentage proportionnel. (1.25 E en moins pour chaque quart-d'heure entamé de retard).
Ainsi en fin de mois, si vous avez effectué toutes vos heures en ayant respecté les horaires prévus, vous n'aurez payé que les charges, soit les 50Euros ! Mais si certains jours vous ne pouvez effectuer vos heures car des impératifs vous en empêchent, elles ne vous seront pas remboursées, mais vous aurez quand même payé votre hébergement de la nuit... ! (Ceci afin d'éviter les personnes pensant pouvoir être hébergées gratuitement... sans rien faire en échange ! D'autant que ce n'est déjà pas très facile de partager ma "chambre" avec une inconnue !). 

Mais des manquements (retards ou absences excusés ou non) pendant 8 jours consécutifs m'obligerait dans ce cas à chercher une autre personne pour la semaine suivante ! Et oui, puisque je fais une colocation contre service pour avoir de l'aide car je ne m'en sors pas, et non "uniquement" pour héberger quelqu'un sans "échange" ! (Logique !). Seuls les manquements pour raisons de force majeure (donc graves et exceptionnels) et vérifiables (!) ne rentreront pas dans ce décompte des 8 jours, mais resteront non payées, ou minorées selon le cas.

Caution (par chèque exclusivement) exigée contre remise des clés, et remise lors de votre départ en échange des clés et exclusivement si aucun dégâts. (chèque encaissable immédiatement en cas de dégâts non dédommagés ou irrespect grave). Attestation de revenus et pièce identité exigés.

Si un manque de respect ou de qualité de ménage/repassage récurrent m'empêchaient de vous garder, la totalité des jours restants à courir vous serait remboursée (sauf les charges) lors de votre départ, qui pourra être selon votre comportement, avec ou sans délai.
Au contraire, si affinités et respect, possibilité de long terme (à revoir chaque semaine !).

VDI, e-commerce, arts créatifs, monde de la mode et/ou beauté/look appréciés mais non impératifs. Sinon mes autres loisirs : poker, piano (débutant avec casque uniquement), lecture, shopping, brocantes, ciné, pubs, restaurants, ésotérisme, psychologie, etc...

En dehors des heures de travail, ambiance cool et bonne enfant ! Mais attention, mon âge m'a apporté "savoir", "sagesse", "expérience", "lucidité", "refus des conflits" et "désirs de respect"... ! Et méfiance !

Alors âge en rapport apprécié, mais non impératif... Je m'entends bien avec les jeunes généralement, dès lors qu'ils ont le même état d'esprit et de respect que moi ! 

Femmes travaillant de nuit ou avec horaires décalés, exubérantes, bordéliques, produits illicites, instruments, bruits ou autres gênes proscrits.
Discrétion, politesse, courtoisie, sourire, très grande honnêteté exigés.
Je suis de religion protestante non pratiquante.

Un premier rendez-vous en extérieur sera prévu afin de faire connaissance et que je détermine mon choix avant la visite sur place. Donc merci de prévoir tous justificatifs pouvant m'en dire plus sur vous... (Métier, diplômes, toutes adresses actuelles, attestations de salaires, loisirs etc etc) lors de ce premier entretien.
Voir même un compte-rendu écrit, si possible.

Vous avez besoin d'un logement, et moi j'ai besoin d'aide... Mais je ne suis pas là pour vous héberger gratuitement non plus à vous regarder dormir ! Les bons comptes font les bons amis... ! 

Alors pas sérieuses s'abstenir ! 

0XXXXXXXXX »

 

Vous êtes étonnés, n'est-ce pas ?


L'occasion du siècle ! Toi aussi, deviens esclave pour 50€ par semaine. Avec le sourire. Sois reconnaissante. Dis merci. Quoi ? J'ai pas bien compris. M-E-R-C-I   M-A-Î-T-R-E-S-S-E.
Bien, va cirer mes chaussures maintenant.  Et que ça brille !


Sérieusement, j'espère que c'est un gag mais, au fond, je n'y crois pas.

 

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 10:20

http://www.elbakin.net/fantasy/modules/public/images/livres/livres-gagner-la-guerre-641.jpg Chers lecteurs,

 

Je viens tout juste de terminer un roman qu'il me tardait de lire : Gagner la guerre, de Jean-Philippe Jaworski. Après la magnifique rencontre avec Janua Vera, recueil de nouvelles de fantasy d'une rare qualité, l'envie de poursuivre l'aventure avec Benvenuto Gesufal, personnage principal de la nouvelle Mauvaise donne, se faisait sentir depuis un certain temps déjà.

 

Jean-Philippe Jaworski est un créateur d'univers. Auteur de jeux de rôle, il a commencé à mettre en place le monde du Vieux Royaume avec Janua Vera, et nous invite, ici, à en poursuivre l'exploration. Ce monde emprunte à la fois, à travers la ville de Ciudala, à la Renaissance italienne, à l'Empire Ottoman avec Ressine, à l'Europe médiévale avec Sacralia et ses nobles chevaliers, à la fantasy pure avec Bourg-Preux, les Landes Grises et les contrées abritant des êtres de légende.

 

Au lendemain de la guerre qui opposa Ciudala à RessineBenvenuto Gusefal, l'homme de main du podestat Leonide Ducatore, se retrouve au centre du jeu politique. Et ce jeu est cruel ! Car Leonide Ducatore est prêt à tout pour s'installer de façon durable à la tête de la République. De petits arrangements en massacres, notre mercenaire devra faire preuve de tout son talent pour rester en vie.

 

Vous l'aurez compris, il s'agit de fantasy politique, à base de tractations secrètes et de coups bas. Ici, nulle vision héroïque ou complaisante du pouvoir. Seulement des hommes qui s'affrontent au point d'en perdre le sens des réalités, de perdre toute mesure et de vivre dans le calcul constant de leurs positions sur l'échiquier. Cependant, l'originalité de ce roman ne tient pas tant dans l'histoire en tant que telle, mais dans son traitement. Il est question d'un pan de la vie de Benvenuto Gesufal, écrit par ce dernier à des fins... politiques.

 

Qu'est-ce que cela induit ?

 

D'une part, le lecteur a l'impression d'avoir un rôle à jouer. Il est directement pris à partie. Benvenuto n'hésite d'ailleurs pas à l'occasion à l'apostropher pour lui faire anticiper la suite des évènements, en l'informant par exemple qu'il va être amené à commettre un acte répréhensible (sans indiquer lequel) ou en se jouant de celui qui ne s'attendait pas à la conclusion d'un chapitre, rondement menée. Il ne rapporte pas simplement ses chroniques de façon linéaire mais joue sur le suspense et sur la surprise afin d'égayer son récit, tout en employant un verbe des plus riches et des plus imagés. Partant de là, on peut affirmer que Benvenuto, outre ses talents peu recommandables mais fort utiles, possède une plume, est un écrivain.

 

D'autre part, le narrateur n'est pas omniscient. Le lecteur a par conséquent une vision partielle des évènements, et nombre de questions importantes restent en suspens à la fin du récit, brouillant l'interprétation de nombreux faits, pour la simple et bonne raison que Benvenuto n'en possède pas la réponse à cet instant.

 

De plus, et c'est peut-être l'élément le plus intéressant, cet emploi de la première personne pousse le lecteur à éprouver de l'empathie, et même de la sympathie pour notre héro haut en couleurs et son entourage. Cela induit évidemment une antipathie à l'égard des adversaires politiques des Ducatore, ainsi qu'une diabolisation de ces derniers.

 

Benvenuto n'a pas vraiment le choix de ses actions : sa vie dépend en grande partie du bon vouloir du podestat. Or, ce dernier sait se montrer conciliant et séducteur. Il a l'art et la manière de s'assurer de la loyauté de ses gens. Ainsi, le point de vue de notre homme de main -qui n'est pas un mauvais bougre mais souhaite vivre par dessus tout- est influencé, tout comme le point de vue du lecteur, et il devient très difficile de faire la part des choses. Surtout quand une grande partie de la vérité reste voilée.

 

Je pense bien évidemment au podestat et aux extrémités auxquelles il est prêt à recourir afin d'asseoir son pouvoir ; maltraitant avec un sourire affable nombre de principes moraux et familiaux, d'une certains façon acculé et contraint à un choix cornélien : l'abandon de sa cause ou le surenchérissement de l'horreur. Mais également au Sapientissime Sassanos, sorcier au service du Ducatore et aux intentions des plus obscures, sacrifiant morceau par morceau son humanité. Ces deux personnages ont l'étoffe des «méchants» les plus intéressants et les plus dangereux à mon goût : ceux que leur quête du pouvoir dépouille d'eux-mêmes.

 

Il est légitime de se demander si l'on n'assiste pas, en fait, l'ascension du «mal», à mesure que le recours à des solutions extrêmes devient nécessaire, ainsi que la défaite du «bien», de ceux qui ont pour souhait de guider Ciudala vers la paix et la prospérité.

 

Gagner la guerre est un grand roman de fantasy française. Jean-Philippe Jaworski y fait preuve d'une rare subtilité à travers son écriture et à travers le point de vue proposé. Si vous n'avez pas peur de vous compromettre, tentez l'aventure !

CITRIQ

Published by L'Étudiante - dans Littérature
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 10:47

http://www.khimairaworld.com/bibliotheque/post/image/rainbows_end.jpg Chers lecteurs,

 

Il y a quelques semaines de cela, j'ai abordé avec un grand enthousiasme Rainbows End, dernière oeuvre du grand Vernor Vinge parue à cette date en France (on attend avec impatience The Children of the Sky, qui paraîtra l'année prochaine et fera suite à la série Zone of Thought -Un feu sur l'abîme ; Au tréfonds du ciel-, ses chefs d'oeuvre du Space Opera).

 

Rainbows End, il faut le préciser, se situe plutôt dans la lignée de La Captive du temps perdu : l'intrigue prend place sur Terre, dans un futur sérieusement envisageable, et exploite les possibilités d'une technologie en particulier ; dans l'ouvrage précité, il s'agissait de la stase, ici, il s'agit de la réalité augmentée. On peut dire qu'il s'agit de livres concepts, exploitant jusqu'au maximum le potentiel de la technologie en question. D'où 456 pages d'un récit dense pour le format poche.

 

Dans un avenir pas si lointain, durant la première moitié du XXIè siècle, la réalité augmentée a pris le pas sur la réalité. Des millions de personnes sont en permanence connectées au réseau grâce à une technologie des plus sophistiquées, glissée dans des lentilles et des vêtements. Elles ont accès, d'un mouvement, à toute l'information disponible, peuvent communiquer en tchat fermé ou en messages privés et peuvent effectuer de véritables créations artistiques qui se superposent à la réalité. Des groupes dont les membres sont issus de toutes nationalités et ayant une ambition esthétique semblable se sont donc formés. Ainsi, si l'on se met sur le bon canal, on peut voir le paysage transformé façon Disque-Monde par exemple. La révolution est de taille.

 

Cependant, l'utilisation de cette technologie nécessite un lourd enseignement, qui va jusqu'à remplacer dans certaines écoles le cursus classique. Et certains sont plus doués que d'autres en la matière. Le mystérieux Lapin, par exemple, qui prête à son insu assistance à une organisation gouvernementale ayant découvert la cause d'une future Catastrophe Majeure.

 

Le lecteur suit plusieurs personnages, principalement Robert Gu, un poète de renom  et enseignant-chercheur tout juste guéri d'un Alzheimer. Ne s'étant jamais intéressé à l'informatique, il se retrouve dépassé, contraint de retourner étudier au lycée et de changer sa vision du  monde.

 

L'intrigue à proprement parler n'est pas le point fort de l'histoire et n'en a pas l'ambition. A travers elle et les différents personnages, il est surtout permis au lecteur d'appréhender au mieux une technologie excitante, un futur enthousiasmant ainsi que le mystère entourant Lapin. L'ombre de la Singularité, concept cher à l'auteur, plane également sur le récit (surtout quand on a lu la préface de Gérard Klein). L'attachement émotionnel du lecteur aux personnages et leur profondeur n'atteignent ainsi pas la force des space operas de Vernor Vinge (qui comportent, chacun, 500 bonnes pages supplémentaires - ça aide), cependant, le concept d'utiliser l'histoire pour explorer quelque chose de différent (technologie, race extraterrestre) est propre à l'auteur.

 

Rainbows End laisse le lecteur rêveur sur l'avenir du web et de la réalité augmentée. Cette oeuvre de hard science, d'une grande qualité,  explore ce chemin d'une telle façon qu'il semble être à notre portée. N'oublions d'ailleurs pas qu'elle a été publiée pour la première fois en anglais en 2006 et est donc antérieure à l'Iphone, à l'Ipad, à OnLive. Eviter le tout-dématérialisé nous semble désormais quasi-impossible (sauf gros crash de la technologie mondiale ou fin du monde) et la réalité augmentée, si elle est pour l'instant essentiellement employée dans un but utilitaire, a déjà fait ses premiers pas au sein du grand public via des applications smartphone, l'Upcode et la 3DS.

 

http://mobilecrunch.com/wp-content/upcode.png

 

Vernor Vinge est un maître et un visionnaire, doté d'une plume de talent, d'un vaste imaginaire et de solides connaissances scientifiques. Et là où de nombreux auteurs explorent une vision alarmiste du futur, il nous offre, le temps d'une lecture, un avenir certes dangereux, certes effrayant, comme peut l'être le présent de n'importe quel être humain (et en cela il n'est pas utopique), mais également terriblement enthousiasmant, offrant à l'Art et à l'Humain des perspectives de développement inouïes.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 19:18

Chers lecteurs,

 

C'est avec courage que je me suis lancée à la recherche d'un nouveau logement en région parisienne. Après près d'un an passé dans une studette meublée de 10m², salle de bain comprise, ancienne conciergerie en proche banlieue pour la modique somme de 460€ par mois, je cherche un logement d'une surface de 15m² minimum, pour 500€ maximum (on peut dépasser un peu avec les charges), à Paris, dans les Hauts de Seine et dans le Val de Marne.

 

Eh bien, malgré les 5 à 10 annonces publiées chaque jour correspondant à peu près à ma recherche, ce n'est pas aisé. Au programme :


  • Les lignes téléphoniques des propriétaires saturées sitôt l'annonce publiée
  • Les immeubles forts vétustes
  • Les arnaques
  • Les charges mirobolantes
  • Les propriétaires qui ne veulent pas d'étudiants

 

Samedi matin, j'ai ainsi eu le privilège de visiter un studio dans le 13è. L'immeuble était situé dans l'arrière cour d'un autre immeuble. La cour, qui aurait pu être fort mignone, était malheureusement le coin poubelle. Sympa les odeurs, surtout quand il fait chaud. Les habitants s'en servaient également de dépotoir : quelques téléviseurs y trainaient et le jardin était certi de mégots.

 

Plus sympathique encore, depuis la cour de l'immeuble en attendant le propriétaire, j'ai eu le privilège d'entendre des gamins du premier étage brailler avant de se faire violemment claquer par leur mère. Puis rebrailler. Comme entrée en matière avec ses éventuels futurs voisins, ça vaut son pesant d'or !

 

L'immeuble en lui même était vieux. Des marches en bois lissées par les passages, aux formes insoupçonnables. Pas d'ascenceur mais l'appartement était au second. Ces détails ont leur charme et exercent sur moi un attrait romantique, mais la rampe à la propreté douteuse, qui colle vaguement, non.

 

En ce qui concerne l'appartement à proprement parler, ça allait. Mais «aller» pour la région parisienne, ce n'est pas la même chose qu'«aller» pour la province. Des placards jaunis de façon irrécupérable, pourris par un précédent locataire (j'ai la même chose dans mon studio actuel, c'est un peu dégueux et ça ne donne pas envie d'y entreposer ses couverts et sa nourriture), un radiateur électrique d'appoint d'une saleté repoussante, une salle de bain en mouchoir de poche, plus petite que mon actuelle (OK, les WC étaient dans une pièce séparée), et une fenêtre qui donne sur une «cour» intérieure, ou plutôt sur un puit, de 4m². Vive la lumière.

 

N'oublions pas le potentiel «cambriolage» de l'appartement. Si la cour intérieure, à hauteur du deuxième étage, était fermée sur trois côtés, le quatrième donnait directement sur le toit d'un autre bâtiment, ce qui rendaient la fenêtre particulièrement accessible aux malandrins. D'où le conseil de la propriétaire de garder les volets ouverts si l'on ouvre les fenêtres.

 

Et le pire, c'est que si l'annonce des charges et du coût de l'éléctricté n'avaient pas été prohibitifs, j'aurais laissé mon dossier.

 

Autre anecdote, l'arnaque : se méfier des trop belles occasions ! Après contact, par mail, (la personne ne laissera jamais de numéro de téléphone), et envoi de photos alléchantes d'un magnifique appartement pour pas cher (un 30m² pour 500€ à Paris, la pestilence se flaire de loin), la demande est faite d'un envoi préalable d'une caution équivalent à deux mois de loyers, voire plus, par mandat postal. Et ceci sous divers prétextes du type «je viens de déménager dans un pays étranger je ne peux venir alors on fait ça à distance» ou, plus gros encore, «je me déplace de loin, cela me coûte cher, aussi, je veux l'assurance que les personnes sont vraiment intéressées et viendront effectivement à la visite - je n'encaisserai évidemment pas votre chèque de 1500€, mais si vous êtes prêts à en faire un, cela me prouvera votre motivation». J'ai eu les deux cas, en deux jours.

 

Il faut se méfier également de la sous-location, qui ne permet pas de toucher des APL ou ALS. Sachant que les prix sont les mêmes que pour une location. Bon, on sait à quoi on s'engage généralement quand on se lance là-dedans.

 

Sinon, on trouve en cette saison des personnes qui louent leur appartement pour l'été à des touristes, ce qui n'arrange pas vraiment mon affaire. Bon, généralement, le fait que la location soit de courte durée est mentionné sur l'annonce. Généralement.

 

Un petit conseil pour la fin, si un propriétaire vous demande deux mois de caution (comme c'est visible sur certaines annonces), refusez. C'est interdit, et cela augure le pire.

 

J'aurais voulu agrémenter cet article de quelques photographies d'un magnifique appartement arnaque, mais les caprices de la connexion en ont décidé autrement.

 

See ya !

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 19:18

http://img.over-blog.com/329x500/1/18/13/98/4/Planete-a-louer.jpg Chers lecteurs,

 

J'aimerais vous parler ce soir d'un roman que je viens tout juste de terminer, Planète à louer de Yoss, publié par Mnémos sous la direction de Charlotte Volper, après traduction de l'espagnol par Sylvie Miller et paru le 21 janvier 2011 en France.

 

Yoss, l'auteur, est un cubain. Il a, par le passé, déjà été publié pour des nouvelles en France au sein du recueil Interférences chez Rivière blanche. N'ayant pas lu ledit recueil, je ne pourrai vous en donner un avis, mais, de ce que j'ai pu constater pour Planète à louer, Yoss maîtrise extrêmement bien la forme courte.

 

L'œuvre dont il est question ici est un roman choral. A savoir qu'il est divisé en 7 chapitres, chacun se concentrant sur l'histoire d'un personnage et, dans la plupart des cas, sur le moment où sa vie bascule irrémédiablement. Instant particulièrement propice à l'introspection et au changement.

 

Ces 7 personnages sont liés. Ils appartiennent tous à la race humaine et tentent, chacun à sa façon, de s'en sortir. Car la Terre sert désormais de paradis touristique à des extraterrestres tellement puissants qu'ils pourraient la détruire en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et dont le principal souci est de garantir le sous-développement scientifique de l'humanité.

 

Mais attention, dès la préface, l'auteur nous prévient. La science-fiction est ici choisie pour nous parler de Cuba et de la Terre. En nous narrant le présent de ses personnages, incapables d'envisager le moindre futur, il nous parle de notre présent et du présent de son pays. Et le récit est sombre, laissant peu de place au véritable espoir d'un lendemain meilleur, si ce n'est au prix de l'âme, de l'abandon des rêves exaltés de liberté pour un retour grinçant à la réalité. La traitrise, le reniement, la solitude de l'exil.

 

Et la machine est implacable, s'entretenant d'elle-même par le biais de la fuite des cerveaux, de ceux qui pourraient y faire quelque chose mais sont trop désireux de vivre libres, sans contraintes et loin de leurs malheurs passés. Car après tout « Il faut bien vivre, non ?».

 

Au début de chaque chapitre, quelques pages, en italiques, ponctuent le récit. Elles ont pour vocation d'expliquer le système, depuis un point de vue qui n'est pas neutre mais dont on ne peut que soupçonner la provenance. Elles abordent brièvement divers sujets éloignés les uns des autres et permettent une perception globale des évènements et du fonctionnement de ce système qui rend esclaves les habitants d'une planète entière.

 

De la même manière, grâce à la diversité des destins des 7 personnages dont on pénètre la pensée, une esquisse vivante de la planète et des extraterrestres apparaît dans l'esprit du lecteur. L'apprentissage des technologies se fait pas à pas et il n'est pas rare que l'un des chapitres à suivre mette sur le devant de la scène un élément qui n'était qu'effleuré auparavant.

 

Yoss parvient, avec talent, à faire entrer le lecteur très rapidement dans chacune des histoires, lui permettant de s'attacher, le temps de quelques pages, à un destin, et le poussant à guetter les liens qui unissent les différents personnages. Plus haut, je vantais sa maîtrise de la forme courte, et ce, non seulement pour cette capacité à créer des personnages attachants et à entrainer rapidement le lecteur, mais également pour sa capacité à se renouveler et à tester des structures différentes.

 

La construction n'est pas toujours la même et il sait aussi bien manier une scène d'action déterminante qu'un entretien, qu'un quasi-monologue où l'on ne fait que deviner l'interlocuteur ou qu'un récit se déroulant sur une plus longue période.

 

Pour toutes ces raisons, je vous recommande vivement la lecture de cet ouvrage.

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